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AutoFormule 1 - McLaren, 50 ans et toujours autant d'ambition (MAGAZINE)

Par Daniel ORTELLI PARIS, 02 sept 2013 (AFP) - L'écurie britannique McLaren a fêté lundi son 50e anniversaire, à quelques jours d'un Grand Prix d'Italie de Formule 1 où elle pourra continuer à honorer, sur la piste la mémoire de Bruce McLaren, ce pilote néo-zélandais qui l'avait fondée le 2 septembre 1963, avec quelques amis.

Quand les statuts de la "Bruce McLaren Motor Racing Limited" ont été déposés ce jour-là, aucun des copains et associés de ce Kiwi de 26 ans, alors basés dans un petit atelier de New Malden (Surrey), ne pouvait imaginer qu'un demi-siècle plus tard l'écurie McLaren serait l'une des références absolues de la F1 du 21e siècle, avec 182 victoires à son palmarès, série en cours. Aucun de ces authentiques passionnés n'aurait pu imaginer non plus que le McLaren Technology Centre, inauguré en 2004 par la Reine d'Angleterre, puis le McLaren Production Centre, baptisé en 2011 par le Premier ministre David Cameron, abriteraient en 2013 plus de 2.000 salariés du McLaren Group, distingué régulièrement comme l'un des plus beaux fleurons de l'industrie britannique. L'histoire d'une telle entreprise ne pouvant pas se résumer en quelques mots, un bref rappel du palmarès purement sportif permet de mesurer l'ampleur du phénomène, et pas seulement en F1. Avec des prototypes surpuissants de couleur orange, histoire de rappeler les origines néo-zélandaises de son fondateur, McLaren a dominé pendant cinq ans la fameuse série CanAm: 43 victoires entre 1967 et 1972. Destin tragique C'est d'ailleurs au volant d'une de ces voitures devenues mythiques que Bruce McLaren s'est tué, le 2 juin 1970, à 32 ans seulement, lors d'une séance d'essais privés sur le circuit anglais de Goodwood. Malgré ce drame, la saga a continué et des McLaren ont remporté trois fois les 500 Miles d'Indianapolis entre 1972 et 1976, pendant que deux pilotes de légende, Emerson Fittipaldi (1974) et James Hunt (1976) glanaient les premiers titres mondiaux, en F1, d'une série de 20 (12 titres pilotes, 8 titres constructeurs). La rivalité entre Alain Prost et Ayrton Senna, à la fin des années 80, a fait rentrer la F1 dans des millions de foyers et illustré, à l'extrême, la politique maison: ne jamais avoir de pilotes N°1 et N°2, sauf exception, quitte à perdre des courses et des championnats. C'est ce qui a incité Fernando Alonso à claquer la porte brusquement, fin 2007, car il ne supportait pas d'être mis sur un pied d'égalité avec le jeune Lewis Hamilton. En 50 ans d'histoire, les ateliers de Woking ont aussi sorti une belle lignée des voitures de sport, notamment la superbe McLaren F1 de 1993, conçue par l'ingénieur Gordon Murray. Dotée du même moteur V12 BMW et très proche de la version de série, sa version GTR a même remporté les 24 Heures du Mans en 1995, grâce au Français Yannick Dalmas. Honda revient Considérée par beaucoup comme la plus belle "supercar" de tous les temps, la "F1" est longtemps restée la voiture de série la plus rapide au monde (380 km/h), produite à une centaine d'exemplaires seulement. Sa digne héritière, la "P1" présentée ce printemps au Salon de Genève, est aussi un "supercar", mais avec un moteur hybride, car les temps changent. Avec toutes ses filiales, dont "McLaren Electronic Systems" et "McLaren Applied Technologies", le McLaren Group est prêt à affronter l'avenir. Quant à l'écurie de F1, dirigée par Martin Whitmarsh, elle marque le pas cette saison (5e du championnat, juste devant Force India), mais le temps travaille pour elle. Dès l'an prochain en essais, puis en 2015 en course, Honda va remplacer Mercedes comme motoriste de McLaren F1. Ce partenariat a déjà fait ses preuves: 8 titres mondiaux et 44 victoires entre 1988 et 1992. Il ne demande qu'à repartir de plus belle, histoire d'écrire un nouveau chapitre de la saga McLaren. dlo/jgu

(AFP)

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