Suisse: FORTA «indispensable» en plusieurs points
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SuisseFORTA «indispensable» en plusieurs points

Les villes et les régions de montagne recommandent de dire «oui» le 12 février au FORTA.

Photo d'illustration.

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Le fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FORTA) est indispensable pour désengorger les routes, achever les projets d'agglomération et desservir les régions de montagne. Nombre d'associations professionnelles, d'organisations politiques ou économiques considèrent qu'il profiterait à l'économie suisse dans son ensemble.

FORTA est «un instrument de financement judicieux, équilibré et responsable» a fait valoir Peter Goetschi mardi devant les médias à Berne. Pour le président central du TCS, il permet de construire «aujourd'hui la mobilité de la Suisse de demain». Le projet sera soumis au vote populaire le 12 février.

Directeur du Centre patronal, Christophe Reymond a souligné l'importance que revêt ce fonds pour l'économie romande, en particulier dans l'Arc lémanique «qui contribue de manière importante à la prospérité de notre pays». Et de citer plusieurs projets majeurs qui pourraient être financés, comme l'élargissement de l'autoroute de contournement de Genève ou celui de la ceinture autoroutière du grand Lausanne. Des investissements «nécessaires».

«Nous devons intervenir», estime pour sa part Hans Wicki, président de constructionsuisse, déplorant que plus de 20'000 heures soient perdues chaque année dans les embouteillages. Des milliers d'emplois dépendent du bon fonctionnement du réseau routier, a relevé le conseiller aux Etats (PLR/NW). «FORTA jette les bases pour que les ressources nécessaires soient allouées à l'élimination des goulets d'étranglement».

Villes et montagne

Outre les intérêts économiques, le fonds - qui se verrait doté de 3 milliards de francs par an - autoriserait les municipalités à poursuivre leurs projets d'agglomération. «Cela ne concerne pas seulement les grandes villes», rappelle la conseillère communale de Bulle Marie-France Roth Pasquier, «mais toutes les communes qui font partie des agglomérations suisses».

Au total, près de 800 collectivités territoriales sont concernées, selon la représentante de l'Union des villes suisses. Les agglomérations pourraient ainsi rester les «moteurs économiques de la Suisse, au lieu d'étouffer sous la circulation».

Les régions de montagne et périphériques appuient aussi FORTA, car il favoriserait leur desserte en transports et leur accessibilité. Le projet prévoit notamment d'intégrer quelque 400 kilomètres de routes principales dans le réseau national, notamment la H20 Neuchâtel - Le Locle - La Chaux-de-Fonds.

«La population locale, tout comme l'économie et les visiteurs en profiteront», a plaidé Laurent Favre, vice-président du Groupement pour les régions de montagne et conseiller d'Etat neuchâtelois (PLR). Il estime que le fonds assurerait à long terme la desserte des régions de montagne, déchargerait certaines localités du trafic de transit et contribuerait à la protection contres les risques naturels.

Complémentaire au rail

Voulu complémentaire au fonds d'infrastructure ferroviaire (FIF) accepté par le peuple en 2014, FORTA vise à remplacer et développer des infrastructures désormais obsolètes, résumait en décembre la ministre des transports Doris Leuthard.

Outre les partis bourgeois, Confédération, villes et cantons adhèrent au projet. Et s'il est combattu par les Verts et le PS au niveau national, plusieurs sections socialistes ou écologiques romandes le soutiennent cependant.

(ats)

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