«Forza Horizon 5»: les fesses bien calées sur son trône
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Jeux vidéo«Forza Horizon 5», c’est un triomphe

Consensus critique pour le jeu star de courses automobile en monde ouvert qui commence sa carrière vendredi.

par
Jean-Charles Canet
Le bac à sable automobile est de retour et plante son action dans les riches environnements mexicains.

Le bac à sable automobile est de retour et plante son action dans les riches environnements mexicains.

Microsoft Game Studios

Que faire quand on est au sommet? Les développeurs de la franchise «Forza Horizon» ont sans doute été tenaillés par cette question tant leur jeu de courses automobiles en monde ouvert, dérivé plus arcade d’un très sérieux simulateur en circuits «Forza Motorsport», a fait forte impression en 2012 puis a gravi la pente avec régularité (tous les deux ans environs) sur consoles Xbox et PC Windows.

Indéniable temps fort de la saison des blockbusters vidéoludiques 2021, «Forza Horizon 5» ouvre son terrain de jeu (un Mexique de rêve, cette fois) aux fous du volant de tous âges. Vendredi, pour les plus enthousiastes disposés à payer un accès anticipé, ou mardi pour ceux qui préféreront y accéder sans surcoût via l’abonnement Game Pass de Microsoft ou acquérir la version de base à un prix plus raisonnable.

Embargo critique levé

Mais dès jeudi, date de levée de l’embargo critique, Playground Games pouvait se sentir soulagé: un net consensus se dégage pour saluer le retour du roi. La carte? Plus grande. Les graphismes? Superbes. Le gameplay? Aux petits oignons. Les finitions? impressionnantes. Les voitures? Pléthoriques. Les paramètres? À la pelle. La mise en scène? Brillante. Le multijoueur? Solide et finement intégré. La formule? Unique et généreuse. La concurrence? Inexistante. Alors que les critiques s’amoncellent, le terme «chef-d’œuvre» est même articulé à plusieurs reprises.

Les fesses bien calées sur son trône, ce «Forza» bac à sable devrait être en mesure d’encaisser quelques reproches. Ceux que l’on trouve quand on craint d’être trop laudateur: quelques bugs çà et là, des microtransactions (perversité mercantile atténuée par l’extrême générosité en contenus déblocables sans surcoût) et, surtout, une formule qui a certes évolué mais plutôt à la marge, sans trancher fondamentalement avec la génération précédente. Des appréciations contredites par d’autres qui, au contraire, ressentent avec intensité le vent de la nouveauté et une refonte pour le meilleur du mode «campagne», notamment.

«Riders Republic», l’alternative méritante

La seule alternative à parvenir à toucher du doigt ce qui rend unique les «Forza Horizon» est, à nos yeux, «Riders Republic» (sur consoles, Switch excepté et PC). Ce jeu récent, sorti le 28 octobre 2021, propose lui aussi un monde ouvert peuplé de gamers (adeptes cette fois de sports de glisse dans le sens large).

L’environnement est richement peuplé d’avatars en différé (sous la forme de fantômes, on se bat contre leurs performances) ou en direct dans de très impressionnantes compétitions de masse. Grande liberté est également laissée dans le choix des activités et à l’exploration dans un décor naturel de rêve, soigneusement inspiré de parcs nationaux. Les gratifications sont également immédiates et des plus généreuses.

En termes de réalisation technique (les graphismes, surtout) «Riders Republic» reste en dessous de ce que propose «Forza Horizon 5» sans pour autant démériter et le code réseau est largement perfectible. Rien qui vienne ternir vraiment la très bonne impression que nous ont laissée nos premiers jours de pratique dans cet univers étendu appelé à connaître de multiples évolutions.

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