Hockey sur glace: FR Gottéron a sacrifié le jeu sur l’autel du résultat
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Hockey sur glaceFR Gottéron a sacrifié le jeu sur l’autel du résultat

Au-delà de la défaite parfaitement évitable contre Lugano (1-3), FR Gottéron a affiché ses limites lorsqu’il s’agit de prendre l’initiative et de se mettre à jouer.

Lorsque l’on repart des bas-fonds du classement, forcément, on bricole, et on se débrouille comme on peut. Dernier du championnat début octobre, FR Gottéron est repassé du bon côté de la barre au début du mois de décembre.

Le changement d’entraîneur(s) – Christian Dubé, épaulé par Sean Simpson - a eu un effet durable, ce qui n’est jamais une garantie, et la remontée du HCFG au classement a même été spectaculaire. Pour preuve, les Dragons comptaient huit victoires pour seulement deux défaites lors de leurs dix précédentes sorties avant leur faux-pas d’hier contre Lugano qui, de son côté, n’avait gagné qu’un seul match de hockey dans le même laps de temps.

La méthode? Celle préconisée par tout entraîneur qui débarque dans une équipe en crise: resserrer les lignes défensives, ramener de la simplicité et de la rigueur dans le jeu, surtout lorsque le personnel à disposition – avant tout en défense et au niveau de la relance du jeu - ne permet pas d’envisager de trop grandes envolées hockeyistiques. C’est d’ailleurs ce qu’avait fait Mark French dès son arrivée à Saint-Léonard en 2017, avant d’être remercié deux saisons et cinq matches plus tard. C’est également ce à quoi se sont attelés Dubé et Simpson dès le début de leur collaboration.

Pas de vitesse, pas d'émotions

Dans un univers où le Totomat fait foi, difficile de leur donner tort, et ces deux hommes ne manqueront d’ailleurs pas de brandir leur fiche statistique depuis qu’ils ont remis les Dragons sur le droit chemin.

Reste que le fond de jeu de Gottéron, même certains soirs de victoire, est bien souvent dénué d’esprit de conquête, d’émotions et de véritables temps fort. Cette équipe a prouvé qu’elle était capable de gagner des matches – surtout lorsque le meneur de jeu David Desharnais flambe et que Reto Berra s’occupe du reste devant les filets –, mais elle a aussi démontré, comme hier et en d’autres occasions, que son approche tactique, terriblement statique et simpliste, peut aussi être ennuyante au possible (systématiquement des pucks en profondeur) et facilement contrée.

Un Dragon qui joue au ralenti, qui défend en marche arrière et reste à ce point avare en étincelles, surtout sur sa glace, c’est quand même un peu tristounet.

Cyrill Pasche, Fribourg

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