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FootballFrance: Entre les Bleus et le Paris SG, le paradoxe Sakho (PAPIER GENERAL)

Par Colin DRONIOU PARIS, 20 mars 2013 (AFP) - Le défenseur Mamadou Sakho vit une saison paradoxale puisque, s'il a disputé les sept matches de l'ère Didier Deschamps en équipe de France, son statut en club, au Paris SG, se fragilise de jour en jour.

"Je suis très tranquille, je vis ça sereinement, a assuré mercredi devant la presse à Clairefontaine le joueur de 23 ans. On va dire que mon temps de jeu en club est correct. En sélection, j'essaie aussi de tout faire pour garder ma place." Depuis août, le stoppeur d'origine sénégalaise est le seul joueur de champ à avoir commencé tous les matches, faisant ainsi passer de 5 à 12 son nombre de capes depuis son arrivée en novembre 2010. Sakho a alternativement formé la paire avec Rami, Kaboul, Mexès, Yanga-Mbiwa ou Koscielny, son partenaire attitré lors des quatre derniers matches. Et bientôt peut-être Varane, la nouvelle étoile montante du football français. "Le niveau international n'a rien à voir avec celui en club. C'est une pression différente. Le maillot bleu pèse lourd", a prévenu Sakho à l'attention du Madrilène. "Quand je joue avec Koscielny, ça se passe très bien, a-t-il poursuivi, jamais trop à l'aise quand il est interrogé sur son statut. Comme avec Rami ou un autre. Ce n'est pas à moi de juger nos performances. Quand je suis aligné avec quelqu'un, j'essaie d'aller vers lui, de converser, pour que l'on s'entende bien sur le terrain et qu'il n'y ait pas de malentendu. Il n'y a jamais rien d'acquis". Son nouveau rôle en bleu contraste pourtant avec celui dans son club formateur, qui semble chaque jour s'effilocher un peu plus. Cette saison, il n'a été titulaire qu'à 18 reprises en 29 journées, son plus faible total depuis la saison de la révélation en 2008-2009. Son entraîneur Carlo Ancelotti semble s'en méfier et, dans l'intimité, lui reprocherait son agressivité (sur le terrain) ainsi qu'un manque de sûreté dans ses relances, même si le puissant défenseur a entrepris cette saison de sérieusement gommer ses points faibles. Mais deux exclusions ne plaident pas en sa faveur aux yeux de l'Italien. Celle à Lille (1-2) le 29 avril 2012, son dernier match en L1 la saison dernière et le 11 novembre à Montpellier après 9 minutes de jeu (1-1) lors de la 12e journée. En l'absence sur blessure de la paire Alex-Silva cet hiver, il a brillé. Mais dès que les deux ont été de nouveau opérationnels, Sakho est redevenu 3e défenseur. "Il n'y a pas de problème de temps de jeu, assurait pourtant Deschamps le 14 mars. Cela ne pose aucun problème, ce n'est pas tout le temps. OK, il n'a pas joué le match retour contre Valence et il était déçu mais il joue la majeure partie des matches. Dans un club avec un gros effectif, ce n'est pas plus mal qu'il puise souffler parfois". En fait, Sakho est peut-être devenu comme Benzema: même s'il joue moins en club, le sélectionneur n'envisage peut-être tout simplement plus de s'en passer. cd/pgr/alh

(AFP)

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