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footFrance - La guerre est déclarée entre la Fédération et la Ligue (PAPIER GENERAL)

Par Keyvan NARAGHI, Nicolas PRATVIEL Paris, 23 juil 2015 (AFP) - A un an de l'Euro-2016, une crise d'ampleur secoue le football français après l'annulation jeudi par la Fédération française du principe de deux montées et deux relégations entre les 1re et 2e divisions décidée par la Ligue de football professionnel.

Alors que se profilent à grands pas les reprises de la Ligue 2 (31 juillet) et de la Ligue 1 (7 août), la guerre est déclarée entre les deux instances après ce veto inédit et une fracture béante sépare désormais l'élite de la L2, les professionnels du monde amateur. De quoi écorner l'image de la France à un an de l'Euro-2016 organisé sur son sol. Le président de la LFP Frédéric Thiriez n'a ainsi pas hésité à qualifier la situation de "conflit majeur" et indiqué son intention de déposer un recours en référé devant le Conseil d'Etat. "C'est une décision que j'estime illégale et grave pour l'avenir du football. Malheureusement, elle a été prise, je n'ai pas dû être assez convaincant", a-t-il déclaré à l'issue du Comité exécutif de la FFF dont il est, de droit, l'un des 12 membres. Cette réforme controversée avait été votée une première fois le 21 mai et confirmée le 9 juillet contre l'avis des clubs de L2. Pour le président de la FFF Noël Le Graët, le refus de son Comité exécutif est au contraire gage de "paix" et celui-ci "a pris une décision sage, juste et importante au nom de l'intérêt supérieur du football". "On considère que séparer la Ligue 1 de la Ligue 2 et du National (3e div.) n'est pas une bonne chose, a-t-il poursuivi. L'unité du football français c'est aussi respecter ceux qui ne partagent pas vos convictions. Mettons nous autour d'une table". La rupture semble consommée et M. Le Graët n'a pas voulu céder le moindre pouce de terrain, marquant clairement son territoire et rappelant la prééminence de la Fédération sur la Ligue. "Il n'y a pas deux grandes instances, il n'y en a qu'une seule, la FFF. Une seule. C'est la Fédération qui a obtenu l'Euro-2016, pas les autres. C'est la Fédération française aussi qui a obtenu la Coupe du monde 2019 pour les filles. Et 2018 pour les moins de 20 ans", a-t-il tonné. Effet collatéral de cette crise: le retour à la surface du débat sur le mode de gouvernance de la Ligue. kn-nip/el/dhe

(AFP)

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