31.03.2018 à 15:05

France Loisirs biffe 450 emplois en France

Distribution

Le club de livres, affecté par un secteur de l'édition en difficulté, prévoit de supprimer plus du quart de ses effectifs dans l'Hexagone, soit 450 emplois sur 1800.

France Loisirs durement touché par la crise qui frappe le secteur de l'édition.

France Loisirs durement touché par la crise qui frappe le secteur de l'édition.

DR/photo d'illustration

«C'est une mesure d'urgence nécessaire pour trouver une solution de sortie de crise», a déclaré le patron Adrian Diaconu, très ému, indiquant que «toutes les solutions ont été recherchées avant d'arriver» à ce plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).

Le PSE concerne France Loisirs ainsi que ses filiales services (centres d'appel, logistique, informatique, etc), a-t-il précisé.

La société, filiale du groupe Actissia, a été placée en redressement judiciaire le 1er décembre 2017 à sa demande par le tribunal de commerce de Paris, compte tenu de l'impossibilité de lever les fonds nécessaires «à l'achèvement de sa transformation».

Six mois de sursis

Le tribunal de commerce de Paris lui a alors octroyé une période d'observation de six mois, afin de poursuivre la recherche de partenaires ou de financements.

«Aucun partenaire n'a été identifié depuis le début de la procédure. Mais depuis trois semaines nous avons identifié un éventuel partenaire qui exerce dans les domaines de l'internet, des arts et des médias», a encore expliqué M. Diaconu, directeur général d'Actissia.

Le groupe, fondé en 1970, propose notamment à ses adhérents une sélection de livres à des prix réduits. Mais depuis quelques années, il subit de plein fouet la crise du secteur de l'édition, et notamment la concurrence du géant américain Amazon.

Ventes divisées par deux

Son chiffre d'affaires a été divisé par près de deux en cinq ans, selon le directeur général. Il s'élevait à environ 187 millions d'euros (220 millions de francs) en 2017, contre 214 millions un an auparavant.

Il a également été lesté par un modèle «complètement déréglé», avec notamment une diversification «hasardeuse en 2013 dans le domaine des cosmétiques qui a abîmé son fonds de commerce», a souligné son patron.

Arrivé en mars 2015 à la tête d'un groupe alors en «état de liquidation», il a lancé un plan de transformation, recentrant l'activité autour de son coeur de métier, le livre, et investi 20 millions d'euros à titre personnel.

«Malheureusement, toute cette transformation a été difficile», a-t-il déploré. Mais «je ne lâcherai pas jusqu'à ce que je trouve une solution», a-t-il insisté. Le groupe, un temps propriété du groupe allemand Bertelsmann puis de l'américain Najafi Companies, compte 180 points de vente en France.

(ats)

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