Publié

sportFrance: Lyon s'offre un Grand Stade pour accéder à une nouvelle dimension (PAPIER GENERAL)

Lyon, 7 jan 2016 (AFP) - L'Olympique Lyonnais étrenne samedi en Championnat de France son nouveau stade, un joyau technologique qui, espère l'OL, va le faire accéder à la cour des grands, ces clubs du "Top 20" européen qui, à l'exception du Paris SG, sont tous propriétaires de leur stade.

L'enceinte s'inspire de l'Allianz Arena du Bayern Munich et, surtout, de l'Emirates Stadium d'Arsenal, qui génèrent les meilleures recettes en Europe (100 millions d'euros annuels). Une considération de taille pour le patron de Lyon, l'homme d'affaires Jean-Michel Aulas.

Le cabinet d'architectes anglais Populous, qui a dessiné le stade londonien, a d'ailleurs été retenu pour celui de l'OL.

D'une capacité de 59.000 places assises, équipé d'un toit diamanté s'étendant jusqu'au parvis et d'une pelouse hybride (semi-naturelle et semi-synthétique), il est le troisième plus grand du pays.

Classé 4 étoiles par l'UEFA, il est homologué pour accueillir une finale de coupe d'Europe. Six matches de l'Euro-2016, dont une demi-finale, y seront disputés.

Le Grand Stade de Lyon est situé au coeur du Parc Olympique Lyonnais, ouvert 365 jours par an, des activités de loisirs, d'hôtellerie, de restauration, ainsi qu'une clinique du sport.

L'objectif est d'élargir la clientèle de l'OL, sept fois champion de France entre 2002 et 2008, grâce à des services de pointe.

Le club "veut faire en sorte que les gens qui se sont déplacés soient mieux lotis que ceux restés devant leur télévision", notamment en leur offrant sur leurs téléphones portables des flux vidéos inédits et des statistiques détaillées en temps réel, explique le propriétaire, OL Groupe.

Le spectateur pourra surtout consommer sans compter en passant commande depuis son siège grâce à une application téléchargée sur son smartphone, avec paiement dématérialisé et service à la place.

Lancé en 2004, le projet n'a abouti qu'en 2016 après des années de polémique et de péripéties, juridiques notamment. Son complexe financement (l'OL restant sur six exercices déficitaires d'affilée, en partie à cause de son chantier phare) ont aussi rendu sa genèse délicate.

OL Groupe, qui a investi 450 millions d'euros, doit désormais réduire sa dette et accroître ses recettes d'exploitation.

"Avec cette nouvelle infrastructure, nous avons l'ambition de générer de 70 à 100 millions d'euros de revenus supplémentaires par an dans un horizon de trois à cinq ans", explique à l'AFP Harry Moyal, vice-président marketing et stratégie du groupe.

Un défi pour une équipe à la peine sportivement, seulement 9e de Ligue 1, qui vient tout juste de changer d'entraîneur. L'OL n'a pas non plus franchi la phase de poules de la Ligue des champions, dont elle était absente depuis 2012, alors que M. Aulas souhaitait accueillir un huitième de finale en février.

"Nous devons régler nos problèmes sportifs, sinon nous mettrons en difficulté l'équilibre économique du Grand Stade", a prévenu ce dernier.

bur/pel/mam

(AFP)

Ton opinion