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Loi TravailFrance: mobilisation le 14 juin pendant l'Euro

Les journées du 26 mai et du 14 juin seront difficiles en France. Les syndicats ont décidé de se mobiliser une nouvelle fois contre la loi Travail.

Deux nouvelles journées de mobilisation ont été programmées en France le 26 mai et le 14 juin, soit au début de l'Euro de football. Mi-juin, la loi travail tant décriée par le mouvement social en cours sera examinée au Sénat.

La décision a été prise jeudi soir par plusieurs syndicats, dont la CGT et Force ouvrière (FO). Ils veulent poursuivre le mouvement après le coup d'envoi de l'Euro qui débute le 10 juin. La mobilisation du 14 juin prendra la forme, comme le souhaite FO, d'une journée de grève interprofessionnelle avec une manifestation nationale à Paris.

Secteur pétrolier chahuté

Dans le secteur pétrolier, CGT et FO appellent à un durcissement du mouvement de perturbation des installations. Des assemblées générales étaient prévues vendredi. «L'objectif est l'arrêt de toutes les raffineries en France. C'est un appel à la grève illimitée», selon le délégué CGT de Total Raffinage Pétrochimie, Thierry Defresne, qui s'est dit confiant dans le vote des salariés.

D'après lui, il faut cinq jours pour arrêter une raffinerie et trois à quatre jours pour la relancer. «Si l'arrêt des installations est votée, on est parti au minimum pour 12 jours sans produits, donc jusqu'à début juin. Si François Hollande ne veut pas entendre, il va y avoir des soucis pour l'Euro», a-t-il souligné.

Dans le secteur du rail, on discute également de la suite à donner au mouvement. «Aucun Français, quelles que soient ses convictions, ne comprendrait qu'on remette en cause l'image de la France», a déclaré vendredi le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, sur France Info. «Je n'ose pas imaginer que les cheminots prennent le risque de bloquer la France», a-t-il ajouté. M. Vidalies n'en a pas moins convenu que la question d'un «plan B» se posait.

Rationnement

Les préfectures de plusieurs départements de l'Ouest ont annoncé vendredi des mesures de rationnement des carburants. Le blocage de raffineries et dépôts pétroliers par des salariés opposés à la loi travail est à la base de ces décisions.

Faute de pouvoir s'approvisionner, de nombreuses stations-service sont à sec depuis jeudi dans plusieurs localités et ont dû fermer.

Les préfectures de l'Eure et de l'Orne en Normandie, d'Ille-et-Vilaine, des Côtes-d'Armor et du Finistère en Bretagne, de Loire-Atlantique et de Vendée dans les Pays de la Loire ont pris des mesures limitant temporairement le volume de carburant pouvant être acheté par chaque client.

(ats)

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