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footFrance - Paris SG: une domination sans partage (PAPIER GENERAL-ACTUALISATION)

Par Keyvan NARAGHI

Paris (France), 19 déc 2015 (AFP) - Le PSG a écrasé de sa puissance financière et sportive la première partie de saison du Championnat de France avec comme symbole le record de points à l'issue de la phase aller (51) mais il lui reste toujours à dompter la Ligue des champions, le véritable Graal de ses propriétaires qataris.

Paris était déjà sans rival au cours de l'exercice précédent bouclé sur le plan national par un quadruplé historique (championnat, Coupe de France, Coupe de la Ligue, Trophée des champions). Mais la situation s'est aggravée pour ses adversaires en France, réduits désormais au rang de faire-valoir.

Fort d'un budget de 490 millions d'euros qui le place au 5e rang mondial (selon le cabinet Deloitte) et constitue plus du double de celui de Lyon (180 millions d'euros), le PSG évolue sur une autre planète que les autres pensionnaires de L1 et a déjà tué tout suspense pour le gain d'un 4e titre d'affilée.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes: les troupes de Laurent Blanc, invaincues en France, possèdent 19 longueurs d'avance sur leur dauphin, Monaco, et ont même effacé des tablettes le grand Lyon de 2006-2007, champion d'automne avec 50 points.

Seul le Real Madrid a fait chuter le PSG à Santiago Bernabeu en Ligue des champions (1-0). Et encore, il a fallu pour cela une énorme bourde du nouveau gardien allemand Kevin Trapp.

La venue d'Angel Di Maria, 2e plus gros achat de l'histoire du championnat (63 millions d'euros) derrière un autre Parisien, Edinson Cavani (64 millions d'euros en 2013), a ainsi encore augmenté la force de frappe offensive du PSG.

Le président du PSG Nasser Al Khelaifi songe donc à consolider la position de Laurent Blanc, dont le bail expire en juin.

Considéré comme un choix par défaut à son arrivée en 2013 alors que les Qataris rêvaient de noms plus ronflants et prestigieux pour prendre la relève de Carlo Ancelotti, l'ancien champion du monde a mis tout le monde d'accord en deux ans et demi, chassant le scepticisme des vedettes de son groupe et gonflant surtout sérieusement le palmarès du club avec 8 trophées (2 championnats, une Coupe de France, 2 Coupes de la Ligue, 3 Trophées des champions).

Blanc n'a pourtant pas fait mieux que "Carletto" en Ligue des champions, l'épreuve qui obsède ses dirigeants. Après deux échecs en quart de finale (Chelsea en 2014, FC Barcelone en 2015), l'ancien défenseur de l'équipe de France doit toujours prouver qu'il a l'étoffe pour faire passer un cap au PSG.

Mais les responsables parisiens ont été suffisamment échaudés par le précédent Ancelotti, parti au Real Madrid après avoir pointé du doigt le manque de confiance de sa direction, pour ne pas refaire la même erreur.

Il n'empêche, Blanc jouera gros dès la reprise de la C1 et le nouveau duel avec Chelsea en 8e de finale (16 février-9 mars). Cela tombe bien, si Paris poursuit sur le même rythme, il sera sacré à la 29e journée de L1...juste avant le match retour.

kn/agu/sk

(AFP)

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