06.02.2015 à 15:00

handFrance/Paris sportifs: Le parquet demande le renvoi de Karabatic devant un tribunal

Moins d'une semaine après leur cinquième titre mondial, le handball français et son icône Nikola Karabatic ont été rattrapés par la justice dans l'affaire de soupçons de paris illicites sur un match de Championnat national en 2012.

Le parquet de Montpellier a requis vendredi le renvoi devant un tribunal de Nikola Karabatic et de 16 autres personnes pour des faits "d'escroquerie" ou de "complicité d'escroquerie" dans cette affaire de paris litigieux de quelque 80.000 euros qui concernent le résultat à la mi-temps (15-12) du match Cesson-Montpellier. Nikola Karabatic, mais aussi son frère Luka et Samuel Honrubia, tous mis en cause, faisaient partie de l'équipe de France sacrée championne du monde pour la 5e fois au Qatar dimanche. Parmi les joueurs dont le renvoi a été requis, Nikola Karabatic (Barcelone/ESP), Luka Karabatic (Aix) et Samuel Honrubia (PSG) ont quitté le club de Montpellier, tout comme Mladen Bojinovic (PSG), Primoz Prost (Göppingen/GER) ou encore Mickaël Robin (Cesson). Seuls Dragan Gajic et Issem Tej, eux aussi mis en cause, évoluent toujours dans le club du sud de la France. Les autres mis en examen sont des proches des joueurs, comme Géraldine Pillet et Jenifer Priez, les compagnes des frères Karabatic, et du club, qui est quant à lui partie civile. L'affaire avait éclaté en septembre 2012, quelques semaines après le deuxième titre olympique remporté par l'équipe de France emmenée par Nikola Karabatic à Londres. En mai, Montpellier avait perdu à Cesson-Sévigné, alors 9e du Championnat, alors que l'équipe héraultaise était déjà assurée de remporter son 13e titre en 15 saisons. Les deux frères Karabatic, Samuel Honrubia et Mladen Bojinovic, blessés, n'avaient pas pris part au match. Dans ce dossier, la plupart des joueurs mis en cause, dont Luka Karabatic, ont admis avoir parié, mais ils ont toujours réfuté avoir truqué la rencontre. Nikola Karabatic, lui, s'est démarqué et affirme n'avoir pas pris part aux paris. Le seul problème, c'est que son ordinateur et son smartphone ont été en liaison avec des sites où l'on peut miser. Les enquêteurs ont pu retrouver des captures d'écrans sur la cote de cette rencontre, selon une source proche du dossier. Pour sa défense, le joueur a affirmé que c'était sa compagne Géraldine Pillet qui avait utilisé son téléphone. Une version que le magistrat n'a pas forcément cru, les analyses du bornage du téléphone n'ayant pas totalement confirmé cette assertion, selon cette source. Le juge d'instruction dispose désormais de trois mois pour rendre sa décision et le procès, s'il a lieu, pourrait avoir lieu en juin, a indiqué une source judiciaire au parquet général. rz/mdm/ep/sk/jcp

(AFP)

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