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policeFrance - Soupçons de matchs truqués: gardes à vue et perquisitions en cours

Une dizaine de personnes étaient en garde à vue et des perquisitions étaient en cours mardi matin dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de matchs de football truqués en 2e division française, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Parmi les gardés à vue figurent le président du Nîmes Olympique, Jean-Marc Conrad, et celui du club de Ligue 1 de Caen, Jean-François Fortin, selon ces sources. Interpellations et perquisitions ont été menées dans plusieurs villes de France dont Nîmes, Angers, Caen et Dijon. Les soupçons portent notamment sur le club du Nîmes Olympique, dont l'actionnaire principal, Serge Kasparian, est écroué dans une affaire de cercle de jeux clandestins à Paris. Lors de leurs investigations autour du cercle de jeux, les enquêteurs ont "eu la conviction" que des matchs de football avaient "été truqués" lors de la dernière saison de Ligue 2. Il s'agit de matchs disputés par le Nîmes Olympique qui "aurait exercé des pressions et proposé des arrangements" afin "d'éviter la rétrogradation". Les faits visent des actes de présumée "corruption active et passive", selon les mêmes sources qui ont ajouté que "d'autres interpellations et perquisitions devaient avoir lieu" dans cette affaire. M. Kasparian devait, dans le cadre de cette enquête, être extrait de sa cellule pour être entendu, ont aussi dit les sources. Pour l'instant, l'affaire n'en est qu'au stade des soupçons. Mais l'épisode fait resurgir le souvenir du match truqué Marseille-Valenciennes, en 1993, qui avait provoqué le plus grand scandale du foot français, l'OM étant rétrogradé de 1re en 2e division à la suite de cette affaire. Le fléau des match truqués est d'envergure mondiale: le football italien, notamment, est régulièrement assailli par ce type d'affaires et se bat depuis trois ans contre le tentaculaire "calcioscommesse". rb/sj/dhe/ig

(AFP)

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