23.03.2012 à 09:22

Tueur de ToulouseFrançois Fillon défend le travail des services secrets

La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, les services de renseignement français) «a parfaitement fait son travail», a estimé le premier ministre français François Fillon.

Le premier ministre français François Fillon a affirmé vendredi matin qu'il n'existait «aucun élément permettant d'appréhender le tueur présumé de sept personnes dans la région de Toulouse avant ses passages à l'acte. L'homme était pourtant fiché pour son militantisme salafiste.

«On n'a pas le droit dans un pays comme le nôtre de surveiller en permanence sans décision de justice quelqu'un qui n'a pas commis de délit (...) Nous vivons dans un Etat de droit», déclaré François Fillon à la radio RTL.

Le gouvernement français fait face à des questions pressantes sur d'éventuels manquements dans la surveillance de Mohamed Merah par les services de renseignement français, alors qu'il avait effectué des séjours en Afghanistan et au Pakistan.

Travail «parfait»

La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, les services de renseignement français) «a parfaitement fait son travail», a estimé François Fillon.

«Elle a identifié Mohamed Merah quand il a fait des voyages (...) et elle l'a surveillé le temps nécessaire pour aboutir à la conclusion qu'aucun élément, qu'aucun indice ne permettait de penser qu'(il) était un homme dangereux et passerait un jour à l'acte», a fait valoir le chef du gouvernement.

Selon lui, «c'est normal qu'on se pose des questions», mais il «a été interrogé, surveillé, écouté. C'est un homme qui menait une vie normale, qui avait par ailleurs un passé judiciaire (...) mais ça n'avait rien à voir naturellement avec cela», a-t-il relevé.

«Le fait d'appartenir à une organisation salafiste n'est pas en soi un délit. Il ne faut pas mélanger fondamentalisme religieux et terrorisme, même si naturellement nous connaissons bien les liens qui unissent les deux», a encore avancé M. Fillon.

Plusieurs candidats à l'élection présidentielle, à l'image de Marine Le Pen (FN) et François Bayrou (MoDem), ainsi que des responsables du Parti socialiste se sont interrogés jeudi sur d'éventuelles failles du renseignement français.

Ce Français de 23 ans qui se réclamait d'Al-Qaïda a tué un militaire le 11 mars à Toulouse, deux autres parachutistes le 15 mars à Montauban et un enseignant et trois enfants d'une école juive à Toulouse. Il été tué par la police mercredi lors de l'assaut de l'appartement où il s'était retranché.

(ats)

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