22.01.2012 à 17:15

DiscoursFrançois Hollande dévoile son plan d'action

Dans un meeting au Bourget, François Hollande détaillait dimanche son programme politique. Le candidat socialiste à la présidentielle français propose de signer un nouveau traité avec l'Allemagne.

François Hollande en plein discours.

François Hollande en plein discours.

AFP

François Hollande a fait son entrée dimanche devant les milliers de sympathisants socialistes rassemblés au Bourget à Paris pour le premier grand meeting de campagne du candidat du PS à la présidentielle française.

Le candidat socialiste a déclaré notamment qu’il proposerait en janvier 2013 un "nouveau traité franco-allemand" à la chancelière Angela Merkel s’il était élu président.

Il faut "ouvrir un nouveau cycle en Europe, celui d’une coopération économique, industrielle, énergétique entre nos deux pays", a estimé François Hollande lors de son premier grand meeting de campagne près de Paris.

"Voilà pourquoi, en janvier 2013, (...) je proposerai à la chancelière d’Allemagne, l’élaboration d’un nouveau traité franco-allemand", a-t-il déclaré.

Notre bien commun

"L’Europe est notre bien commun" et "c’est la vocation de la France que de la construire avec l’Allemagne et avec les pays qui voudront nous accompagner", a-t-il poursuivi. "La France doit retrouver l’ambition de changer l’orientation de l’Europe", a-t-il encore souligné.

"Sur le plan européen, mon premier déplacement (de président s’il est élu, ndlr) sera pour rencontrer la chancelière d’Allemagne et pour lui dire que nous devons ensemble changer l’orientation de l’Europe dans la croissance et dans le lancement de grands travaux".

Relation de vérité

"Ce qui manque à l’Europe, c’est du mouvement", a encore fait valoir François Hollande. "Je proposerai donc à nos amis allemands une nouvelle relation de vérité. De leur côté, ils devront faire preuve de solidarité.

L’Allemagne ne restera pas forte dans une Europe faible. Elle ne restera pas riche dans une Europe appauvrie, voilà la vérité", a-t-il clamé.

La solidité du couple franco-allemand, moteur de la construction européenne depuis un demi-siècle, est mis à mal par la crise de l’euro.

La France et l’Allemagne sont unis depuis 1963 par le traité de l’Elysée signé entre le président Charles de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer.

Ce traité bilatéral fixe les objectifs d’une coopération accrue entre les deux pays dans les domaines des relations internationales, de la Défense et de l'Education.

La finance épinglée

Le candidat socialiste à la présidentielle a également désigné dimanche "le monde de la finance" comme son "véritable adversaire".

"Sous nos yeux en 20 ans, la finance a pris le contrôle de l'économie, de la société et même de nos vies", a dénoncé le candidat socialiste lors de son premier grand meeting de campagne au Bourget (Seine-Saint-Denis).

Il a annoncé que s'il était élu, il ferait voter une loi sur les banques, séparant les opérations de crédit et les opérations spéculatives. "Aucune banque française ne pourra avoir de présence dans les paradis fiscaux", a-t-il ajouté.

Il a ajouté qu'il mettrait en place une "véritable" taxe sur les transactions financières, "avec ceux en Europe qui voudront la mettre en oeuvre".

François Hollande, principal adversaire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012, est en tête des intentions de vote avec de 28% à 30% des intentions de vote au premier tour.

(afp/ap)

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