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FootballFrançois Moubandje: «Je vais tout faire pour être sur le terrain»

Le Genevois de 26 ans pourrait profiter de la blessure de Ricardo Rodriguez pour être titulaire avec la Nati le 25 mars face à la Lettonie. Interview.

par
Tim Guillemin
Le latéral gauche arrivera lundi à Lausanne, lieu de rassemblement de la Nati avant d'affronter la Lettonie.

Le latéral gauche arrivera lundi à Lausanne, lieu de rassemblement de la Nati avant d'affronter la Lettonie.

Keystone

A une petite semaine du rassemblement de l'équipe de Suisse, François Moubandje a accepté de se confier au «Matin». Le latéral gauche de la Nati a appris comme tout le monde la blessure de Ricardo Rodriguez et, du coup, ses chances d'être titulaire face à la Lettonie ont fortement augmenté.

François, comment avez-vous accueilli la bonne nouvelle?

Laquelle?

L’absence de Ricardo Rodriguez. Elle vous a réjoui, non?

Non, absolument pas. C’est une mauvaise nouvelle pour l’équipe et je ne me réjouirai jamais de la blessure d’un coéquipier. Donc non, pardonnez-moi, mais son absence n’est pas une bonne nouvelle.

Son absence augmente pourtant largement la probabilité que vous soyez titulaire le 25, chez vous à Genève…

Disons que je l’espère et que ce serait un bon moment, dans un stade et dans une ville que je connais bien! Je vais tout faire pour être sur le terrain, dès que nous nous retrouverons à l’entraînement en début de semaine prochaine. Je n’ai rien à envier à personne et je vais tout donner pour convaincre le coach de me faire confiance. Mais de toute façon, la force de notre équipe est collective.

C’est pour symboliser cet esprit d’équipe que vous vous êtes rendu en Andorre en octobre dernier, alors que vous étiez blessé?

Oui, bien sûr. Andorre n’est pas loin de Toulouse et je voulais montrer à l’équipe que j’étais avec elle dans ces conditions piégeuses, avec ce terrain synthétique, le froid… On doit être unis et on l’est.

La Suisse a été convaincante contre le Portugal et en Hongrie, mais a peiné face à Andorre et aux Féroé. Pourquoi?

On a prouvé qu’on pouvait se mettre au niveau des meilleurs. Mais contre les petits, entre guillemets, on doit être plus concentrés. Etre plus décisifs, plus tranchants.

Voilà quatre mois que la Nati ne s’est pas retrouvée. Cela peut-il casser l’excellente dynamique de 2016?

Non, on ne peut pas avoir perdu nos automatismes. On va bien travailler tactiquement et préparer ce match au mieux. On doit gagner.

Vous avez débuté 25 matches cette saison avec Toulouse, au sein d'une équipe qui tourne plutôt bien (11e de Ligue 1). Satisfait?

Oui, ça va bien. J'enchaîne les matches et j'ai du plaisir à travailler sous les ordres de Coach Dupraz. Il insiste aussi beaucoup sur l'aspect collectif et c'est un plaisir de progresser avec lui.

Accrocher une place européenne, c'est encore possible?

Tant qu'il reste assez de points en jeu, on y croit! Mais c'est clair que ça s'annonce compliqué...

Samedi prochain, vous aurez toute votre famille au Stade de Genève?

Oui, mais j'ai de la chance: ma famille vient assister à tous les matches en Suisse, y compris en Suisse alémanique. Mais c'est sûr que j'aurai plein d'amis dans le stade. C'est Genève, ma ville!

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