Hockey sur glace: Fribourg et Bienne s'imposent
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Hockey sur glaceFribourg et Bienne s'imposent

Gottéron a péniblement écarté Rapperswil (3-2) tandis que Bienne a giflé le CP Berne (5-2).

par
Christian Maillard et Grégoire Surdez
Riat (en jaune) et les Seelandais ont marché sur les Bernois à la PostFinance Arena.

Riat (en jaune) et les Seelandais ont marché sur les Bernois à la PostFinance Arena.

Keystone

Avant de voir à l’oeuvre, lundi, les Devils du phénomène Nico Hischier, le public de la PostFinance Arena est gâté car le hockey présenté est de qualité. Le choc au sommet entre les deux clubs bernois a en effet tenu toutes ses promesses samedi soir.

Engagé, enjoué, intense, le derby entre le leader et l’équipe en forme du moment, s’est disputé dans une ambiance explosive et sur un rythme effréné. Les Biennois, probablement victime d’un excès de suffisance la veille contre Fribourg Gottéron (défaite 3-2), avaient à cœur de se remettre bien droit dans leur plan de jeu et retrouver le chemin du succès dans la capitale.

Paupe en patron

Sur leur belle lancée, c’est sans complexe que les Seelandais ont donc abordé la rencontre, les patins sur l’accélérateur. Jonas Hiller laissé au repos par Antti Törmänen, c’est avec le jeune Elien Paupe (23 ans) que le visiteur s’est jeté avec bonheur dans la fosse aux Ours. Le moins que l’on puisse dire c’est que le portier jurassien, aligné pour la cinquième fois seulement en National League, a réussi son baptême du feu dans cette patinoire où il n’est jamais évident de garder son sang froid dans ce brouhaha. Il a réussi quelques arrêts de qualité face à Ebbett, Arcobello et la grosse armada du SCB.

Si les coéquipiers de Leonardo Genoni ont poussé d’emblée leurs adversaires, les «maillots jaunes» ne se sont toutefois pas laissé intimidés. Au contraire. Après un bon tir de Mauro Dufner à la ligne bleue, c’est Toni Rajala qui a trouvé en premier l’ouverture, profitant d’une bonne période de ces Biennois décidément en grande confiance.

Bienne irrésistible

Il a fallu une pénalité de Dufner, juste avant la pause, pour que Berne rétablisse la parité, juste avant le coup de gong. Après avoir tenu à douze reprises en infériorité numérique en quatre rencontres, c’est la première fois que Bienne capitulait dans cette situation spéciale. Insuffisant pour perturber ces Seelandais en état de grâce. A l’image de Anssi Salmela, on ne se pose pas de question. Son but dans la lucarne a laissé perplexe un Genoni impuissant (30e). Les Bernois ne s’en remettront jamais.

Rien n’arrête cette formation biennoise, on l’a dit, qui a même inscrit dans la foulée une troisième réussite en power-play par Rajala, encore lui, dans un exercice qu’elle ne maîtrisait pourtant encore pas très bien depuis le 21 septembre où elle n’avait marqué qu’une fois en vingt-et-une tentative. C’est Damien Brunner qui a finalement scellé le score avant que Berne ne sauve l’honneur. Trop tard pour un leader qui n’avait jusque là encaissé que deux petits buts depuis le début du championnat.

Gottéron à la peine

Un départ canon. Un adversaire diminué. Mais malgré tout une peine folle à imposer son jeu. Contre Rapperswil, Fribourg Gottéron a cueilli trois nouveaux points. Après une prestation convaincante vendredi soir à Bienne, les Dragons n’ont pas laissé passer l’occasion de se donner un peu d’air en réalisant le week-end parfait d’un point de vue purement arithmétique. Il n’a fallu que 37 seconde pour que Melvin Nyffeler ne capitule une première fois après une jolie combinaison Miller-Slater conclue par Julien Sprunger. Une minute plus tard, Jonas Holos doublait la mise d’un tir puissant pris à la ligne bleue.

Il n’en fallait pas moins pour que Chris Tomlinson ne provoque l’un des changements de gardiens les plus rapides de l’histoire (après 1’43) en lançant dans le bain Noël Bader. Difficile de parler de cadeau pour un baptême du feu en LNA! Et pourtant, les Saint-Gallois ont profité d’une incompréhensible baisse de régime des Fribourgeois pour revenir à deux partout.

Mis dans ses petis patins par un néo-promu qui n’alignait pourtant que deux étrangers et qui était de plus privé de son ministre de la défense, Timo Helbling, le Dragon a dû s’en remettre à Julien Sprunger. En supériorité numérique, c’est le capitaine qui donnait à nouveau une longueur d’avance à son équipe. Mais une fois encore, Fribourg s’est montré incapable de maîtriser le jeu. Au lieu de se donner de l’air, il a fait frissonner ses supporters jusqu’au bout.

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