Hockey sur glace – Fribourg pour asseoir sa suprématie

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Hockey sur glaceFribourg pour asseoir sa suprématie

Les Dragons reçoivent ce mardi soir leur dauphin biennois pour un choc au sommet qui promet (19 h 45). Les faveurs du pronostic penchent toutefois en faveur du leader de National League.

par
Emile Perrin
Les Fribourgeois auront-ils le loisir de célébrer une nouvelle victoire lors du choc au sommet?

Les Fribourgeois auront-ils le loisir de célébrer une nouvelle victoire lors du choc au sommet?

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Du spectacle. C’est ce que promet le choc au sommet de National League de ce mardi soir entre Fribourg et Bienne (19 h 45). À domicile, les hommes de Christian Dubé, qui ont remporté onze de leurs douze derniers matches, auront pour objectif de creuser l’écart qui les sépare de leurs dauphins seelandais (cinq points actuellement).

«Ce sont deux équipes qui mettent davantage l’accent sur la technique plutôt que sur le physique», entame Marc Leuenberger avant de mettre en exergue les forces des protagonistes. «Je m’attendais à trouver Fribourg dans le quatuor de tête, avec Zurich, Zoug et, je l’avoue, Lausanne, relance celui qui a porté le maillot des deux formations durant sa carrière. Je voyais plutôt Bienne dans le carré des poursuivants.»

Efficace en prolongation

Et pourtant, la troupe d’Antti Törmänen fait bien mieux. «C’est un peu une surprise, dans la mesure où Bienne n’a pas été épargné par les blessures, relance l’observateur averti Marc Leuenberger. Mais l’équipe a trouvé les moyens de compenser, en intégrant des jeunes, et de comptabiliser. Bienne a pour habitude de bien démarrer ses championnats avant de connaître un ‘trou’ en octobre-novembre.»

Un phénomène qui pourrait être atténué cette saison. Marc Leuenberger à la relance: «L’équipe a gagné en stabilité. Elle est solide et bien équilibrée. Les Biennois ont un plan de jeu et s’efforcent de l’appliquer, sans s’en éloigner. Bien sûr, cela ne fonctionne pas toujours, mais on sent une réelle sérénité dans leurs rangs. Pour preuve, ils ont gagné deux de leurs trois matches qui sont allés en prolongation (ndlr: ils ont remporté le troisième aux tirs au but), ce qui n’était pas le cas la saison dernière.»

Gaëtan Haas et Cie en avaient apporté une belle preuve le 22 septembre dernier, quand ils avaient renversé Fribourg. «Ce jour-là, Bienne avait eu de la peine à exister. A 0-3 à la 49e minute, le match semblait plié. Mais un but quelque peu heureux leur avait permis de revenir dans le match et finalement s’imposer en prolongation (4-3)», se souvient Marc Leuenberger.

«Ce sera à celui qui parviendra à créer de la vitesse pour assurer une première passe de qualité et s’offrir de l’espace»

Marc Leuenberger, ancien Fribourgeois et Biennois

Et Gottéron de subir l’une de ses rares défaites (cinq) de la saison, ce qui explique, avec sa série de dix succès consécutifs, sa place de leader. «Fribourg possède une très belle équipe, stable, équilibrée, qui peut s’appuyer sur un gardien (Berra) qui fait le boulot et une offensive percutante qui fournit également sa part de travail défensif», détaille Marc Leuenberger.

Même s’ils n’ont pas croisé le chemin du champion zougois lors de leur série victorieuse, les Dragons ont tout de même de solides arguments. «Ils ont été épargnés par les blessures et bénéficié d’un calendrier favorable dans la mesure où ils ont rencontré des équipes qu’ils devaient battre (Ajoie et Genève à deux reprises, Berne et Langnau notamment). Mais il faut souligner qu’ils ont réussi à gagner ces matches grâce à la confiance en leur jeu. Cela constitue un atout de poids pour la suite. Le staff est conscient que le risque d’une série de défaites existe. Mais le groupe connaît aussi le chemin qui mène à ce genre de série», explique Marc Leuenberger.

Les pénalités pèseront

Et l’ancien Dragon de livrer une trame probable de ce choc au sommet: «Comme lors du premier match, Fribourg aura certainement le dessus, grâce à son fore-checking haut qui empêche l’adversaire de développer son jeu. C’est dans ce compartiment que se situe une des principales clés du match. Entre deux équipes solides, il n’est pas facile de se frayer un chemin pour aller pousser le puck au fond des filets sur un rebond. Ce sera donc à celui qui parviendra à créer de la vitesse pour assurer une première passe de qualité et s’offrir de l’espace.»

Et ainsi provoquer des pénalités, qui pourraient également décider de l’issue de la partie. «Les deux équipes possèdent un power-play de qualité (22,06% et 22,03% de conversion à l’avantage de Bienne), même si celui des Seelandais est un peu moins efficace ces derniers temps, note Marc Leuenberger. En outre, les Fribourgeois concèdent très peu de buts en infériorité numérique (88,1% contre 82,8%).»

Les chiffres parlent en faveur de Gottéron. La glace livrera-t-elle le même verdict?

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