Hockey sur glace: Fribourg trahi par son power-play
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Hockey sur glaceFribourg trahi par son power-play

Les Dragons se sont inclinés 3-1 à Ambri au cours d’un match pourtant largement à leur portée.

par
Sport-Center

Parfois, certaines rencontres sont compliquées à «lire». Difficile de tirer de vrais enseignement ou d’avoir un avis tranché. Cet Ambri-Fribourg n’appartient pas à cette catégorie. Battus 3-1 par de vaillants léventins, les Fribourgeois ont pourtant eu l’emprise sur la rencontre durant la majeure partie du temps. Moins agressive en début de partie, l’équipe de Christian Dubé s’est creusé un trou (3-0 après 28 minutes) qui n’a pourtant jamais paru impossible à combler. Car même lorsque Michael Ngoy a allumé la lampe pour la troisième fois, Fribourg était la meilleure formation sur la glace. Après la réduction du score de Stalberg, les Dragons ne sont pourtant jamais parvenus à recoller davantage au score. La faute quasi exclusivement au power-play.

Et les occasions de réduire l’écart ont été nombreuses. Très nombreuses, même. On pense, évidemment, à a ces 52 secondes à 5 contre 3 en fin de tiers-temps intermédiaire. Une situation qui avait tout pour être le tournant. A cet instant, les leaders offensifs n’ont tout simplement pas répondu présent. Sur les sept minutes de power-play, la première unité (Brodin, Desharnais, Gunderson, Stalberg et Sprunger) en a patiné cinq. C’est principalement à ce quintette que Christian Dubé peut en vouloir. Car en temps normal, Fribourg Gottéron aurait dû s’imposer avec une réussite même moyenne en power-play. «J’ai des gars qui sont payés pour faire la différence dans les situations spéciales, a d’ailleurs pesté le technicien. Ce soir, ce n’est pas un problème d’effort mais d’exécution.»

Le point positif? Malgré les trois buts encaissés, l’équipe de la BCF Arena n’a laissé qu’un minimum de place à son adversaire. Sur les 16 tirs adressés par les Léventins, la majorité pourrait être labélisée de «tir alibi». Hélas les deux premières réussites sont intervenues après des rebonds mal négociés. Et comme Ambri sait mieux que quiconque aller là où ça fait mal, Fribourg l’a payé cash. Une semaine après avoir volé deux point à Genève au terme d’un match qu’ils n’auraient jamais dû gagner, les Fribourgeois sont cette fois-ci dans le rôle des lésés. C’est comme pour tout. Sur une saison, cela s’égalise.

Grégory Beaud, Ambri

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