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Après LampedusaFrontières maritimes renforcées pour éviter d'autres drames

Le Parlement européen a donné jeudi son aval à la mise en place en décembre d'Eurosur. La commissaire européenne en charge de la Sécurité Cecilia Malmström a insisté sur l'aspect «prévention» de ce système.

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Des immigrés clandestins africains effectuant la traversée jusqu'à  Lampedusa.

Des immigrés clandestins africains effectuant la traversée jusqu'à Lampedusa.

AFP
Eurosur doit permettre «d'éviter des tragédies» comme celle qui vient de se produire à Lampedusa.

Eurosur doit permettre «d'éviter des tragédies» comme celle qui vient de se produire à Lampedusa.

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Le drame de Lampedusa: d'après les garde-côtes, il semblerait que le bateau transportait entre 400 et 500 immigrés clandestins lorsqu'il a coulé.

Le drame de Lampedusa: d'après les garde-côtes, il semblerait que le bateau transportait entre 400 et 500 immigrés clandestins lorsqu'il a coulé.

Keystone

Ce système Eurosur de surveillance des frontières de l'UE avec les pays de la Méditerranée est destiné à prévenir les mouvements de migrants.

«Ce vote du Parlement européen ouvre la voie à l'entrée en opération d'Eurosur pour la fin de l'année», a commenté la commissaire européenne en charge de la Sécurité Cecilia Malmström. Le projet a été avalisé par 479 voix contre 101 et 20 abstentions.

Cecilia Malmström a insisté sur l'aspect «prévention» de ce système. Eurosur doit permettre «d'éviter des tragédies» comme celle qui vient de se produire à Lampedusa, où plus de 300 personnes ont péri dans le naufrage de leur bateau, a-t-elle déclaré. «Les Etats de l'UE doivent se montrer solidaires des migrants et des pays qui doivent faire face à des flux migratoires grandissants», a-t-elle insisté.

«Cela va coûter de l'argent»

Le chef du gouvernement italien Enrico Letta a demandé que les problèmes posés par les flux de migrants et de réfugiés soient discutés lors du prochain sommet des dirigeants de l'UE, les 24 et 25 octobre à Bruxelles. «Cela va coûter de l'argent», a averti Cecilia Malmström.

L'eurodéputé conservateur Dominique Riquet, membre de la commission des budgets, a évoqué un budget annuel de 35 millions d'euros (43 millions de francs) pour Eurosur, dont 19 prélevés sur le budget de Frontex, l'agence de surveillance des frontières européennes.

Eurosur devrait «dans un premier temps se limiter à la Méditerranée, à l'Atlantique Sud pour les îles Canaries et à la mer Noire, et se concentrer sur la sécurité intérieure, en mettant en relation les autorités chargées du contrôle aux frontières et les autres autorités intervenant dans la sécurité du domaine maritime», a précisé la Commission européenne.

Détecter les mouvements

Ce système permettra de «mesurer la capacité des autorités à détecter les mouvements transfrontaliers» et «d'accroître la capacité de réaction de leurs services répressifs», explique la Commission.

Eurosur permettra notamment de «déterminer le laps de temps nécessaire pour obtenir le contrôle d'un mouvement transfrontalier ainsi que le temps et les moyens nécessaires pour réagir d'une manière appropriée à des circonstances inhabituelles».

Délai prévu

Eurosur constitue par ailleurs une extension des accords de Schengen. En tant qu'Etat membre de Schengen, la Suisse pourra décider dans un certain délai si elle veut ou non offrir sa participation à ce système de surveillance novateur.

(ats)

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