France: Fusillade mortelle près de l'aéroport de Bastia
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FranceFusillade mortelle près de l'aéroport de Bastia

Deux hommes fichés au grand banditisme ont été tués mardi matin en Corse.

L'enquête est en cours.

L'enquête est en cours.

AFP

Les deux victimes de la fusillade qui a eu lieu mardi en fin de matinée près de l'aéroport de Bastia, sur l'île française de Corse, étaient fichés au grand banditisme, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Deux hommes ont ouvert le feu sur Antoine Q. et Jean-Luc C., tuant le premier et blessant grièvement le second. «L'hypothèse du règlement de compte est privilégiée», a indiqué cette source à l'AFP.

Antoine Q., dit «Tony le Boucher», condamné en février 2016 à quatre ans de prison dont 18 mois avec sursis pour association de malfaiteurs en vue de la préparation du meurtre d'un viticulteur en 2008, a été tué sur le coup.

Jean-Luc C., responsable de la sécurité du PMU au Gabon, également condamné dans la même affaire à quatre ans de prison, a été grièvement blessé de plusieurs balles et est dans un état jugé «désespéré», selon la même source proche de l'enquête. Il était emprisonné à la prison de Borgo et bénéficiait d'une permission qu'il devait passer hors de Corse. Il a été évacué par hélicoptère vers le centre hospitalier de Bastia.

Un troisième homme, âgé de 35 ans, légèrement blessé par balle à la fesse, «n'était a priori pas visé par les tirs mais cherchait plutôt à fuir la scène en question», a précisé à l'AFP la procureure de la République de Bastia, Caroline Tharot.

Enquête en cours

La magistrate a indiqué à l'AFP se dessaisir de l'enquête au profit de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille. Une enquête avait été initialement confiée à la police judiciaire de Bastia pour «les chefs d'assassinat en bande organisée et de tentative d'assassinat en bande organisée», avait-elle indiqué auparavant.

Un dispositif de recherche d'un véhicule en fuite a été déployé, ont indiqué ces mêmes sources. Les faits se sont produits sur la commune de Lucciana, dans le nord de l'île. La Corse, qui se trouve actuellement dans l'entre-deux tours d'élections territoriales, a régulièrement été le théâtre ces dernières décennies de violences et de règlements de compte.

(AFP)

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