Football – Gaëlle Thalmann: «Dans un bon jour, je l’aurais arrêté»
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FootballGaëlle Thalmann: «Dans un bon jour, je l’aurais arrêté»

La gardienne de l’équipe de Suisse est revenue sur la grande performance réalisée par la Nati lors de la victoire contre l’Italie, vendredi en Sicile (1-2).

par
Florian Paccaud
(Palerme)
La Fribourgeoise s’est inclinée à la 60e sur une frappe de Bonansea, déviée par Luana Bühler.

La Fribourgeoise s’est inclinée à la 60e sur une frappe de Bonansea, déviée par Luana Bühler.

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Grâce à une première période excellente, l’équipe de Suisse a remporté vendredi face à l’Italie le choc au sommet du groupe G des qualifications pour la Coupe du monde 2023 en Australie/Nouvelle-Zélande. Si ce succès 1-2 n’est pas décisif, il permet d’aborder la suite de ces éliminatoires avec sérénité. Avec trois points d’avance au classement, la Nati met surtout la pression sur la Squadra Azzurra, qui n’a désormais plus le droit à l’erreur avant la revanche, le 12 avril 2022. Quelques minutes après la rencontre, la gardienne Gaëlle Thalmann est revenue pour nous sur cette victoire.

Gaëlle Thalmann, quel est votre avis à chaud sur ce match?

Je pense qu’on a fait une excellente première mi-temps. On a très peu été en danger. On savait qu’après la pause, les Italiennes allaient pousser et qu’on souffrirait. Mais on s’est quand même créé des occasions. On aurait peut-être pu enfoncer le clou, mais l’important c’est d’avoir tenu jusqu’à la fin pour ramener les trois points.

Est-ce qu’il y a des regrets de pas avoir mis ce 0-3?

Non, il ne faut pas oublier qu’on a joué contre un très bon adversaire, qui a de grandes qualités offensives. Mais on a réussi à bien le contenir. Et l’important, c’est d’avoir gagné. On a pris une option sur la qualification, mais il n’y a encore rien de fait. Il faut désormais poursuivre dans cette voie.

N’avez-vous quand même pas l’impression que la Suisse est passée à côté de quelque chose? Car 1-2 ou 0-3, ce n’est vraiment pas la même chose…

Oui, on aurait pu tuer le match en début de deuxième mi-temps. On ne l’a pas fait. Mais ce qui compte, c’est d’avoir gagné.

Que s’est-il passé sur le but que vous avez encaissé?

La frappe de Bonansea partait au deuxième poteau, moi aussi. Mais elle a été déviée. Je suis quand même parvenue à toucher le ballon, mais pas suffisamment. Dans un bon jour, je pense que j’aurais pu la sortir. Mais c’était compliqué. Au final, l’important, c’est qu’on ait marqué deux buts, soit un de plus que les Italiennes.

Après la réduction du score italienne, il y avait encore 30 minutes à tenir. Comment avez-vous vécu ce moment?

Nous sommes restées concentrées. Nous savions que cela serait très difficile. Mais personnellement, je n’ai pas trop paniqué, car l’équipe n’a jamais baissé les bras. Elle est restée appliquée et solide dans les duels. L’Italie ne s’est d’ailleurs pas créé tant d’occasions que ça.

Avoir tenu malgré la pression adverse, est-ce un signe des progrès réalisés par l’équipe au niveau mental depuis quelques mois?

C’est la preuve qu’on est en confiance, qu’on se connaît et que les joueuses ont des minutes dans les jambes en club. Ces éléments aident l’équipe à souffrir dans les moments difficiles. A ce niveau, on a progressé. Et on l’a montré aujourd’hui (vendredi).

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