Hockey sur glace: Gaëtan Haas: «Plus près, on ne pouvait pas»
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Hockey sur glaceGaëtan Haas: «Plus près, on ne pouvait pas»

Le joueur de Berne a analysé avec lucidité la cruelle défaite en quart de finale du mondial face au Canada (3-2 ap).

par
Grégory Beaud
Kosice
Gaëtan Haas est frustré après cette défaite.

Gaëtan Haas est frustré après cette défaite.

Keystone

A l'image de tous ses coéquipiers, Gaëtan Haas ne s'est pas défilé au moment où les micros étaient tendus devant son nez quelques instants après un revers si rageant face au Canada. Après avoir subi l'égalisation à 4 dixièmes de la sirène, l'équipe de Patrick Fischer s'est ensuite inclinée en prolongation. Difficile de trouver les mots. Mais le joueur de centre biennois y est parvenu avec lucidité.

Gaëtan Haas, la Suisse était tout proche de ce dernier carré.

Plus proche on ne pouvait pas… Mais voilà. Il manque une seconde. Un centimètre à quelque part et un centimètre ailleurs. Et au final, c'est 2-2. Tout a recommencé à zéro pour la prolongation.

Justement, comment avez-vous vécu ce moment d'attente avant la validation du but et le début de la prolongation?

On s'est dit qu'il fallait continuer sur la même lancée. On a même eu une ou deux occasions. Mais c'est finalement le Canada qui a mis le 3-2. C'est frustrant car on fait le match qu'il faut. Le power-play avait même fonctionné… et il restait une seconde quoi.

Perdre au terme d'un match si serré est d'autant plus agaçant.

Exactement. Tu préfères te prendre un 10-0 et puis c'est réglé. Tu rentres à la maison parce que tu n'as pas mérité de rester dans le tournoi. Même si ils ont dominé, surtout sur la fin, on a fait ce qu'il fallait. On a fait un bon match. Le puck aurait pu sortir à deux reprises de la zone. Moser fait un super block et ça revient sur la canne du défenseur qui peut tirer. C'est comme ça. C'est le hockey. Ils y ont cru jusqu'au bout et ont eu raison. Ils ont mérité leur victoire.

Y a-t-il tout de même une fierté?

Je sais pas quoi répondre. On pourra sûrement être fiers. Mais là tout de suite, on n'est pas fier. On voulait gagner. On voulait retourner à Bratislava. On se fait avoir pour un rien quoi. C'est frustrant.

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