Football - Gardien, Bâlois et international… Justin Hammel a de qui tenir
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FootballGardien, Bâlois et international… Justin Hammel a de qui tenir

Le dernier rempart du Stade Lausanne Ouchy progresse à vue d’œil dans tous les domaines. Il rappelle forcément un certain Yann Sommer.

par
Robin Carrel
(Lausanne)
Justin Hammel (félicité par Vincent Rüfli) lors de la victoire à Yverdon le mois dernier.

Justin Hammel (félicité par Vincent Rüfli) lors de la victoire à Yverdon le mois dernier.

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Le personnage est agaçant. Il a déjà un nom qui claque: Justin Pete Hammel. En prime, il a une belle gueule et son métier est footballeur. Il y a pire. Pour ne rien gâcher, c’est un très bon gardien, à tel point qu’il garde les cages de l’équipe de Suisse des moins de 21 ans. Mais encore plus que tous ces avantages, le jeune homme de 20 printemps apprend vite et bien. Sur le pré, il progresse de match en match, devant le but vaudois. En dehors, il hésite d’abord à répondre aux interviews en français, mais finit par enchaîner les phrases sans fautes et avec des mots bien choisis. Rageant.

Si le Stade-Lausanne Ouchy a remporté trois points vendredi soir à la Pontaise, le Bâlois y est pour beaucoup. Il a réalisé au moins cinq parades décisives et les siens se sont imposés 2-1 contre Schaffhouse. «C’est toujours difficile au niveau du rythme, après les matches des équipes nationales. Parce qu’on passe alors deux semaines sans jouer de matches ensemble, a-t-il éclairé. Mais c’est le job d’un gardien d’être là, si les coéquipiers en ont besoin.» Oui, parce qu’on a oublié de vous dire qu’en plus, il est modeste et a l’esprit d’équipe…

Lui était sur les prés pendant cette pause et a gardé les poteaux de la sélection suisse espoirs. Pas de quoi trop se fatiguer non plus, puisqu’il n’a eu qu’une parade à faire en deux matches face à Gibraltar… «Mais aujourd’hui c’était un peu la même chose, a-t-il directement contré. Moi je suis toujours prêt, parce que tous les ballons peuvent être importants. Être concentré même quand il n’y a pas beaucoup de boulot, on travaille ça aussi à l’entraînement.»

«Je pense que de venir ici était le bon choix, a-t-il enchaîné. Je trouve que c’était le bon club pour moi. Il y a ici de bonnes personnes, qui m’aident beaucoup et me mettent en confiance. J’essaie de leur redonner un maximum avec mes performances. Entre l’équipe nationale et le club, les façons de travailler sont un peu différentes et ça me permet d’apprendre. Je peux aussi prendre de l’expérience avec différents styles.»

Hammel est Bâlois, gardien et pas forcément très grand pour le poste. Forcément, l’évocation du nom de Yann Sommer vient directement à l’esprit. Ça le fait marrer: «Je suis un peu plus grand (ndlr: 1,85 m contre 1,83 m)! Mais on n’a pas besoin de faire 1,90 m… Parce que si tu es explosif comme Sommer l’est et comme je pense l’être, on peut aussi faire le boulot. Le job de gardien a également changé avec le temps et le jeu au sol a une importance primordiale. On doit être prêt à jouer des deux pieds, à aider l’équipe et à être le premier relanceur à la construction.»

Le cerbère, arrivé libre du FC Bâle il y a un peu moins d’un an alors que le SLO connaissait des soucis au poste, s’était engagé pour deux saisons et pas forcément dans l’optique d’être titulaire. Il sera donc libre en juin 2022 et, forcément, puisqu’il est devenu un international espoir entre-temps, il y aura du monde au balcon s’il est disponible «gratuitement» dans quelques mois.

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