Euro 2020 - Gareth Bale: «Un des meilleurs moments de ma carrière»

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Euro 2020Gareth Bale: «Un des meilleurs moments de ma carrière»

La star galloise est confiante, avant d’affronter la Suisse ce samedi (15h), pour son premier match de l’Euro. Il se réjouit aussi de porter le brassard de capitaine

par
Robin Carrel
(Bakou)
Gareth Bale a le sourire.

Gareth Bale a le sourire.

AFP

Les médias raffolent des rumeurs au sujet de l’ailier de Tottenham, prêté par le Real Madrid cette saison. On a même lu qu’il pourrait mettre un terme à sa carrière après ce championnat d’Europe pour se mettre… au golf. Lui, semble bien loin de tout ça et c’est avec un immense sourire qu’il a analysé l’entrée dans le tournoi de sa formation, samedi à Bakou.

Gareth Bale, quel est votre ressenti avant le match de ce samedi? Il y a de la pression sur le capitaine gallois?

Non, franchement, je suis très excité d’être à la veille d’un tel match. On a eu un très bon camp d’entraînement avant ce tournoi et c’était la partie la plus difficile pour nous, les joueurs. Il n’y a plus que de petits ajustements à faire. Moi, je me sens bien avec cette équipe. Comme toujours. Je veux donner 100% pour mon pays. Comme d’habitude.

Les bookmakers donnent la Suisse favorite, ça vous énerve?

Non, pas du tout. Les gens ont le droit d’avoir leur opinion. Ce qui est important c’est ce qu’il se passera sur le gazon. C’est là que nous les joueurs, on peut avoir de l’influence. J’espère que ça suffira pour demain!

Il y a cinq ans en France, le Pays de Galles n’était que peu attendu. C’est différent cette année?

Non, je pense qu’on est dans une situation assez similaire. En 2016, c’était vraiment un exploit. Peut-être que des gens attendent la même chose de nous cette fois. Mais c’est un tournoi totalement différent et aussi des adversaires différents. On ne va pas changer notre manière de faire par rapport à l’Euro en France. On va prendre un match après l’autre. On est tombés dans un groupe difficile, mais on garde la même mentalité que d’habitude. On se concentre déjà sur la manière de sortir de cette poule, face à des équipes très fortes.

Le programme du groupe A

Le classement du groupe A

Vous aidez les jeunes à bien entrer dans la compétition?

Oui, on a discuté un peu. Mais ils n’ont pas tellement besoin d’aide finalement. Parce qu’on est très confiants en leurs qualités et leurs compétences. Dans notre sélection, on a un bon mélange entre la jeunesse et l’expérience. On se réjouit d’entrer dans la compétition pour pouvoir le démontrer.

Comment notez-vous la difficulté de ce groupe?

Honnêtement, ce sont trois équipes difficiles à jouer. Mais pour être ici, il faut de toute façon l’être. L’Italie a une grande histoire, la Suisse est très forte et les Turcs ont prouvé qu’ils pouvaient battre de grandes nations. On a des matches difficiles à venir et je ne sais pas si un match est plus extraordinaire que les autres parmi ces trois. Ils seront tous compliqués.

Comment avez-vous regardé Italie – Turquie vendredi soir?

Comme la dernière fois, on était ensemble avec le groupe. On va suivre ce tournoi ensemble devant la télévision. C’est une bonne expérience à partager entre nous, je pense. C’est aussi important de voir ce qu’ils font, comment ils jouent…

Page: «J’ai plusieurs options tactiques»

Le sélectionneur gallois Robert Page.

Le sélectionneur gallois Robert Page.

AFP

«J’ai plusieurs options tactiques. Dans le passé, on a vu qu’on pouvait jouer en 3-4-3 ou à quatre derrière. On peut toujours mélanger les formations pour mettre les onze meilleurs sur le pré. J’ai parlé avec mes joueurs ces dernières semaines, pour voir ce qu’on voulait faire contre la Suisse. C’est bien, tout le monde est en forme. On voulait faire monter la sauce pour nos joueurs afin qu’ils atteignent leur pic de forme en vue de cette partie contre la Suisse.

»Avant le match, je leur parlerai avec mon cœur. Leur faire comprendre à quel point c’est beau de représenter le Pays de Galles. La Suisse est une équipe qui attaque beaucoup avec deux latéraux offensifs et trois attaquants. Ils défendent de plusieurs manières aussi. Leur façon de jouer peut être compliquée pour la Turquie et l’Italie aussi, pas que pour nous.

«On a visité le stade, il est magnifique et c’est franchement dommage de ne pas avoir plus de supporters avec nous. L’atmosphère avant de venir ici, lors du dernier amical, c’était magique. Chaque supporter qui est là est apprécié de nos joueurs.»

Comment ça se passe à Bakou?

La situation est différente d’il y a cinq ans, c’est vrai. On ne peut pas trop quitter l’hôtel. Mais on a tout de même beaucoup d’activités entre nous. On joue au ping-pong, à la PlayStation, aux cartes… On discute beaucoup et on rigole bien. On essaie d’avoir une bonne atmosphère, même si ce n’est pas toujours évident d’être ainsi coincés à l’intérieur. On tente de prendre du plaisir quand même.

Tactiquement, vous avez essayé plusieurs choses récemment…

C’est vrai, on est capables d’évoluer dans diverses formations. Depuis la Ligue des nations déjà, on a tenté des choses. On a plusieurs options, c’est toujours bien. Si jamais ça se passe mal, on peut en changer en cours de match. Pour ce qui est des autres nations… on se concentre plutôt sur nous-mêmes en fait. On regarde ce qu’ils font, mais on se focalise surtout sur notre plan de jeu.

En 2016, vous n’étiez pas encore capitaine, vous l’êtes aujourd’hui. Ça change quelque chose?

Bien sûr, c’est surtout un grand honneur de porter le brassard et d’emmener cette équipe dans un grand tournoi. C’est certainement un des meilleurs moments de ma carrière. Je ne sais pas encore comment et ce que je vais dire à mes coéquipiers avant le match… Je suis sûr que ça viendra naturellement dans les vestiaires.

«Je n’ai pas marqué depuis un petit moment, c’est vrai, mais…»

Gareth Bale

Vous n’avez plus marqué depuis 11 matches. Ça augmente la pression sur vos épaules?

J’ai toujours dit que peu importait qui marquait les buts. Je n’ai pas marqué depuis un petit moment, c’est vrai. Mais j’ai quand même dû réussir 6 ou 7 passes décisives sur cette période. S’il y a une opportunité, soyez sûr que je vais la prendre. Ce serait chouette que je marque à chaque fois lors de cet Euro comme en 2016, mais ce n’est pas là l’objectif. Moi, tant qu’on gagne et qu’on se qualifie, je trouve ça super.

Et personnellement, comment ça va?

Je me sens très bien, en forme. J’ai marqué plusieurs buts ces deux ou trois derniers mois avec Tottenham, et chaque match, j’étais un peu meilleur. J’espère arriver au sommet de mes capacités pour ce tournoi.

Ce match rappelle celui de la Slovaquie lors de l’Euro 2016?

Évidemment, on veut aussi le gagner. Il ne faut jamais perdre le premier match. Ça peut arriver, mais on n’y pense pas. On a un plan pour gagner ces trois points et c’est ce que l’on fera.

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