Hockey sur glace: Avec Descloux, Genève n’a pas peur des tempêtes
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Hockey sur glaceAvec Descloux, Genève n’a pas peur des tempêtes

FR Gottéron a une nouvelle fois perdu face à Genève en faisant au moins jeu égal avec son adversaire. Mais face à un Gauthier Descloux dans une telle forme, il faut en faire (bien) plus pour marquer.

par
Grégory Beaud, Fribourg

Au moment d’analyser le match, tout le monde était unanime. Le gardien de GE Servette a une nouvelle fois été stratosphérique avec 42 arrêts sur les 43 shoots fribourgeois. Mieux, Gauthier Descloux a maintenu son équipe dans le match en début de rencontre alors que les Dragons se montraient pressants. A force de se heurter au dernier rempart des Aigles, les joueurs de Christian Dubé se sont frustrés et ont doucement (mais sûrement) abandonné l’idée de lui mener la vie difficile.

Durant les premières minutes, FR Gottéron s’est pourtant montré tranchant et incisif et direct sur la cage à l’image de Viktor Stalberg ou Andrei Bykov. Mais au fil des minutes cette volonté de se faire mal a disparu. Les shoots – toujours aussi nombreux – sont devenus imperceptiblement plus lointains. Mais dans les faits, ce comportement des hommes de Christian Dubé a sonné comme une capitulation face à un portier qui les avait déjà dégoûté vendredi dernier, aux Vernets (victoire 3-0 et blanchissage). Ce repli en périphérie a rendu la tâche bien trop facile pour Gauthier Descloux.

Les tirs fribourgeois lors de la première période

Si l’on prend la peine de jeter un coup d’oeil aux tentatives des Dragons lors de la première période, la tendance était claire: se rapprocher un maximum du but. Cinq des onze tentatives fribourgeoises ont été décochées à bout portant. Mais Gauthier Descloux a fait le nécessaire pour garder sa cage inviolée.

Les tirs fribourgeois lors de la première période

La différence avec la période intermédiaire a été flagrante. Surtout si l’on ajoute à cela l’absence crasse de trafic devant le but adverse. Et GE Servette dans tout ça? Les Aigles, comme vendredi dernier, ont attendu leur heure pour frapper à la première occasion. Si Fribourg n’a pas commis énormément d’erreurs, il en a tout de même fait deux de trop. Une relance hasardeuse de Benoît Jecker et une perte de puck en transition offensive ont permis à chaque fois aux Genevois d’en profiter. Diablement efficace. Le but de la victoire, le 1-2, a été inscrit alors que Omark et Fehr ont pu se retrouver en position idéale. Deux joueurs de cette qualité ne manquent jamais pareille occasion. Les Fribourgeois seraient bien inspirés d’en prendre de la graine.

«Contre un gardien comme lui, tu peux shooter 200 fois mais si tu ne lui caches pas la vue, il n’encaissera jamais»

Chrisitian Dubé, entraîneur de FR Gottéron.

Serait-ce trop simple de ne résumer cette rencontre qu’à une question de confiance en soi? Probablement, oui. Mais entre deux équipes tout de même proches, ce sont ces gains marginaux qui font la différence. Et où se fait-elle, cette différence? Devant le but, là où il faut accepter d’aller recevoir des coups. Face à GE Servette, FR Gottéron a certes dominé territorialement et au niveau des shoots, mais lorsqu’il a fallu marquer des buts, les artificiers se sont faits tout petits.

L’inverse d’un GSHC qui sait parfaitement faire le dos rond et laisser passer la tempête. Il faut dire que lorsque l’on peut compter sur Gauthier Descloux, les risques que la tempête ne fasse pas trop de dégâts sont grands. Pat Emond et ses gars l’ont bien compris.

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