Football: Geiger et Frei sont d’accord mais l’un est heureux, l’autre pas

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FootballGeiger et Frei sont d’accord mais l’un est heureux, l’autre pas

Les deux entraîneurs évoquent ce nul miraculeux de Servette à Bâle (1-1), dimanche en Super League. Avec des regards forcément différents.

par
Daniel Visentini
(Bâle)
Alain Geiger est le premier à admettre que Servette a réalisé un petit hold-up en arrachant le nul en fin de match, dimanche à Bâle.

Alain Geiger est le premier à admettre que Servette a réalisé un petit hold-up en arrachant le nul en fin de match, dimanche à Bâle.

BASTIEN GALLAY / LPS

«Je crois que tout ce qu’a dit Alain Geiger est vrai, juste.» La mine brûlée par le soleil, Alex Frei répondait à l’analyse lucide de l’entraîneur servettien, après la rencontre. Geiger avait évoqué avec justesse la part de chance et les arrêts de son gardien. Il avait parlé de ces moments intenses qui auraient dû permettre à Bâle de marquer le deuxième et le troisième but, au moins. Toutes ses tentatives se sont heurtées à un Jérémy Frick exceptionnel. «C’était une journée fabuleuse pour lui», maugréait Alex Frei.

Le sourire de Geiger

Alain Geiger avait le sourire. Ce Servette qui aurait dû s’incliner est donc reparti de Bâle avec un point en poche. Un petit hold-up. Double prime pour Frick? «Oui, bien sûr, s’amusait-il. Et même plus, il faut que j’en parle avec la direction.»

«Bien sûr, nous souhaitons nous aussi imposer notre jeu, avoir de la possession. Mais nous devons encore progresser.»

Alain Geiger, entraîneur de Servette

Fin de la rigolade. Geiger a eu l’humilité de reconnaître la domination bâloise et le fait que les Rhénans auraient pu ou dû l’emporter, mais si Servette a fait match nul, c’est parce qu’il a su égaliser.

«Oui, nous avons parfois mal défendu, après la pause, expliquait-il. Nous avons aussi manqué d’efficacité lors de certaines ruptures. Bien sûr, nous souhaitons nous aussi imposer notre jeu, avoir de la possession. Mais nous devons encore progresser. Cela passe par un meilleur équilibre défensif et plus d’efficacité et de justesse devant.»

Seul Ndoye…

Cela passe aussi par la nécessité de gommer les erreurs individuelles qui se paient cash. À Bâle, dans les arrêts de jeu de la première période, c’est cette relance désastreuse d’Alexis Antunes, dans les pieds de Ndoye, qui profitait de l’aubaine pour envoyer le ballon dans le petit filet droit de Frick. Par la suite, plus rien ne devait surprendre le portier grenat, pas même un Servettien…

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