Actualisé

MobilitéGenève attendra pour avoir des vélos en libre service

La mise en place d'un réseau de vélos en libre service n'est pas pour tout de suite à Genève. La majorité de droite du Grand Conseil a renvoyé vendredi soir en commission des finances le projet de loi qui concrétisait ce projet.

Le vélo en libre service, à Genève, n'est pas encore pour demain.

Le vélo en libre service, à Genève, n'est pas encore pour demain.

ARCHIVES

Le projet prévoit la mise en circulation de 1500 vélos et la construction progressive de 150 stations à bornes. Pour l'Etat, la facture annuelle s'élèverait à 700'000 francs, soit le coût du fonctionnement. Les investissements sont à la charge des communes.

Le dossier n'est absolument pas abouti, a relevé le député libéral Edouard Cuendet en tant que rapporteur de majorité. Il est criblé de lacunes au niveau de la procédure de soumission et l'analyse concernant les aspects financiers n'a pas été menée de manière sérieuse, a-t-il poursuivi.

Velospot

Il reprenait les conclusions du député Pierre Weiss qui était absent en raison d'une hospitalisation. Edouard Cuendet a demandé le renvoi en commission dès le début du débat afin d'étudier en profondeur un autre système en place notamment à Bienne.

La cité seelandaise a opté pour le velospot qui fonctionne sans bornes électroniques. Cette solution serait moins onéreuse, selon les libéraux. Le reste de la droite a fait bloc derrière les libéraux et le projet de loi a été renvoyé en commission des finances par 55 voix contre 32 et 2 abstentions.

Un hold-up

Les socialistes ont reproché au PLR de faire un hold-up sur ce projet de loi coupant court au débat. Le député Roger Deneys a accusé la droite de trouver tous les prétextes possibles pour empêcher de concrétiser ce système de vélo en libre service.

Un renvoi en commission privera Genève de vélo en libre service pendant des années, a regretté la députée Verte Sophie Forster Carbonnier. Environ 170 villes sont déjà équipées, preuve qu'il s'agit d'un projet de qualité, a-t-elle souligné.

La cheffe du département de la mobilité (DIME) Michèle Künzler a fermement défendu les vélos en libre service devant les députés. «Tout est prêt», a insisté la magistrate écologiste. Les communes ont voté tous les investissements nécessaires et un mécène attend le feu vert pour débloquer des fonds.

(ats)

Votre opinion