Trafic de drogues: Genève durcit le ton contre les dealers
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Trafic de droguesGenève durcit le ton contre les dealers

Le canton de Genève va revenir à une politique plus ferme en matière de sécurité de l'espace public, notamment face aux vendeurs de drogue, avertit Olivier Jornot.

Contrôles afin de rechercher des stupéfiants, lors d'une opération au Jardin Anglais, à Genève.

Contrôles afin de rechercher des stupéfiants, lors d'une opération au Jardin Anglais, à Genève.

archive/photo d'illustration, Keystone

Le procureur général du canton, Olivier Jornot a transmis de nouvelles directives plus strictes à la police genevoise.

«Eradiquer la vente de drogue est impossible, tout comme il est impossible de faire cesser les infractions routières», reconnaît Olivier Jornot dans un entretien diffusé samedi par la Tribune de Genève. Mais «nous devons veiller à maintenir l'ordre public» en s'attaquant au trafic de drogue, ajoute-t-il.

Une décision judiciaire avait empêché depuis 2014 l'ancienne pratique, qui consistait à utiliser la législation sur les étrangers pour pouvoir «harceler» les vendeurs de drogue.

Pour la police, «il est beaucoup plus facile de contrôler des personnes pour savoir si elles ont le droit d'être en Suisse que de prendre des 'dealers' sur le fait», explique le procureur.

Or, le Tribunal fédéral (TF) a estimé qu'il n'était pas possible de «condamner un accusé uniquement pour séjour illégal, sauf si l'autorité administrative avait mené à son terme une procédure de renvoi complet», poursuit-il. Cette décision a conduit Olivier Jornot «à demander à la police de lever le pied en matière de contrôles».

Mais, suite à un recours de Genève, la haute cour a renversé sa jurisprudence en 2016. Les juges fédéraux ont «renoncé à l'idée que, pour être expulsé, il faut mener une procédure de renvoi à son terme», relève le procureur. Il a donc transmis «le 20 septembre des directives à la police pour revenir à une politique plus ferme».

(ats)

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