29.10.2020 à 16:14

CoronavirusGenève impose le port du masque au cycle d’orientation

La mesure entre en vigueur dès lundi, a indiqué la présidente du Conseil d’État genevois Anne Emery-Torracinta.

La présidente du Conseil d’État genevois Anne Emery-Torracinta a annoncé que les élèves du cycle d’orientation recevront chacun une boîte de masques de protection (archives).

La présidente du Conseil d’État genevois Anne Emery-Torracinta a annoncé que les élèves du cycle d’orientation recevront chacun une boîte de masques de protection (archives).

Keystone

Emboîtant le pas aux autres cantons romands, Genève a décidé jeudi de rendre le port du masque obligatoire au cycle d’orientation. Une mesure valable aussi bien pour les élèves que pour les adultes qui travaillent dans ces établissements.

La mesure entre en vigueur dès lundi, a indiqué la présidente du Conseil d’État genevois Anne Emery-Torracinta. Une boîte de 50 masques sera fournie à chaque élève.

Genève a également apporté des petits ajustements aux mesures sanitaires cantonales qui avaient été prises afin de s’adapter aux nouvelles règles édictées par la Confédération. Ainsi, seules 4 personnes pourront s’asseoir à une même table, au lieu de 5.

La jauge pour les manifestations publiques est abaissée à 50 personnes. Le port des masques dans les zones animées devient aussi obligatoire. Il s’agit par exemple d’un samedi dans les rues commerçantes du centre-ville, a fait savoir le conseiller d’État Mauro Poggia.

Cas de rigueur

Le canton a aussi dressé l’inventaire des cas de rigueur, ces secteurs économiques mis à genoux par l’épidémie de Covid-19, mais qui doivent être maintenus à flot pour pouvoir repartir une fois la crise sanitaire passée. Les domaines où le chiffre d’affaires a le plus reculé sont l’événementiel et les activités foraines.

Pour l’événementiel, les besoins ont été estimés à 20 millions de francs, pour les forains à 3 millions de francs, a relevé Mme Emery-Torracinta. Genève attend maintenant des signes du côté de Berne. Il sera prêt à mettre autant d’argent que la Confédération, mais n’ira pas au-delà.

Trois autres secteurs économiques genevois ont également été identifiés comme nécessitant une aide. L’hôtellerie, les agences de voyages et le transport de personnes. Ces activités vont perdre des emplois, peu importe l’issue de la crise, a noté Mme Emery-Torracinta. Il faudra pouvoir reclasser des personnes ailleurs.

Plus de 400 hospitalisations

Sur le plan sanitaire, les courbes de l’épidémie ne s’infléchissent pas. Depuis deux jours, «nous enregistrons 1000 cas quotidiennement», a relevé la médecin cantonale Aglaé Tardin. Le nombre de personnes atteintes du Covid-19 hospitalisées est passé en une semaine de 200 à environ 420.

Plus de la moitié des hospitalisations concerne des personnes de moins de 80 ans, a souligné Mme Tardin. Parmi la cinquantaine de patients aux soins intermédiaires et intensifs, la grande majorité a entre 50 et 70 ans. Une façon de dire, pour la médecin, que le virus n’est pas uniquement dangereux pour les personnes de grand âge.

(ATS)

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16 commentaires
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Brick in the wall

30.10.2020 à 11:41

Selon RTS du 16.09: "La lecture des émotions et des expressions affectives sont des vecteurs cognitifs importants pour le développement des enfants. Les gestes barrières contre le Covid-19, comme le port du masque, pourraient donc avoir un impact sur leur apprentissage, selon des experts."Nos émotions passent par notre visage qui donne aux enfants des signaux sur notre manière d’évaluer une situation", explique Fabrice Clément, professeur en sciences de la communication et de la cognition à l’Université de Neuchâtel. "C’est en regardant les expressions affectives des autres qu’ils décryptent leur environnement et adaptent leur comportement. Avec le masque, ils perdent une partie de ces informations". (...) "La barrière du masque pose une véritable question sur l’acquisition du langage et l’imitation des expressions. Les enfants ne comprennent pas pourquoi nous ne pouvons plus goûter à table", témoigne Sylvie Schneider, éducatrice à la crèche Bertrand, dans le quartier de Champel"

Brick in the wall

30.10.2020 à 11:33

Selon le Figaro du 22 juin, "Régression, cauchemars, repli : Covid et confinement ont traumatisé nombre d'enfants, (...) la cheffe des urgences pédiatriques Isabelle Claudet. «On s’attendait à ce que certains enfants développent des formes de stress (...) c’est vrai qu’on remarque des critères de stress post-traumatique à la suite du confinement. Loin d’être anodine, cette proportion est plus importante que prévue.» (...)le «syndrome de la cabane: Certains enfants ne veulent plus quitter leur maison, ils s’y sentent bien et en sécurité. Ce genre de comportement peut être l’expression d’un stress post-traumatique (...) comme leurs parents, les enfants ont regardé les journaux télévisés, ont vu la médiatisation des décès, ont entendu les discours intra-familiaux. Qui plus est, leur routine a été cassée. Ils n’allaient plus à l’école, ne voyaient plus leurs copains, ne faisaient plus de sport…». Nous faisons simplement face à une maltraitance de l'enfance institutionalisée.

Triste

29.10.2020 à 18:05

Voilà encore une équipe d’incompétents qui veut y remettre une couche. Étrangement on retrouve toujours les mêmes personnalités.... Ça ressemble à des campagnes électorales ...