Canton de Genève: Genève: le durable dans les moeurs économiques
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Canton de GenèveGenève: le durable dans les moeurs économiques

La Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG) a placé la 12e édition de son étude économique sous le thème du développement durable.

Parmi les groupes à la pointe des initiatives environnementales, les Services Industriels de Genève (SIG) impliqués - entre autres - dans le projet de bus électriques Tosa.

Parmi les groupes à la pointe des initiatives environnementales, les Services Industriels de Genève (SIG) impliqués - entre autres - dans le projet de bus électriques Tosa.

archive, Keystone

Les entreprises genevoises semblent avoir intégré les principes du développement durable, ainsi que ses avantages. L'ère du scepticisme, voire de l'opposition est révolu, selon l'auteure d'une étude sur le sujet. «Vous avez même des chefs d'entreprise qui sont le porte-drapeau du développement durable», a souligné mardi Aline Yazgi.

Pour la 12e édition de son étude économique, la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG) a retenu le thème du développement durable. «L'étude sera un outil pour accompagner les entreprises membres de la Chambre et au-delà, la communauté des affaires genevoises», a expliqué le directeur général Vincent Subilia, en conférence de presse.

L'objectif de la CCIG consiste à épauler des entreprises qui souhaitent franchir le pas du durable, en prodiguant des conseils et en établissant une liste des bonnes pratiques. Au niveau institutionnel, le canton de Genève a joué un rôle de précurseur en inscrivant dans la loi en 2001 les principes de l'action publique en matière de développement durable. «Nous étions la première collectivité publique en Europe à le faire», a rappelé M. Subilia. Le principe même de développement durable a vu le jour il y a près de 40 ans, en 1980.

Etude présentée ce mardi

Depuis, l'idée a fait son chemin du côté des entrepreneurs, à en croire Aline Yazgi. «J'ai été surprise de découvrir des entreprises d'à peine quelques personnes qui se sont posées des questions et ont essayé d'y apporter une réponse.» Pour son étude, Mme Yazgi a sollicité «plusieurs dizaines» de sociétés, dans différents secteurs.

Le sondage n'a donc pas vocation à être exhaustif. La méthodologie retenue présente d'ailleurs un biais, car elle se concentre uniquement sur les entreprises vertueuses ou qui souhaitent le devenir. Les mauvais élèves ne sont pas recensés.

Malgré tout, Aline Yazgi affirme que le canton compte quelques groupes à la pointe des initiatives environnementales, sociales et de bonne gouvernance. A titre d'exemple, elle a cité les Services Industriels de Genève (SIG), impliqués - entre autres - dans le projet de bus électriques Tosa.

L'étude est présentée ce mardi à Palexpo dans le cadre d'un événement auquel vont participer les représentant de 650 entreprises genevoises. La CCIG compte 2500 membres.

(ats)

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