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AsileGenève prêt à accueillir un centre pour récalcitrants

Le canton de Genève est prêt à accueillir un centre spécial pour demandeurs d’asile récalcitrants, affirme le conseiller d’Etat Pierre Maudet. En échange, il veut héberger moins de requérants et entend obtenir une contrepartie financière.

Pierre Maudet, chef du département cantonal de la sécurité, a posé ses conditions: moins de réfugiés et une aide financière de la Confédération.

Pierre Maudet, chef du département cantonal de la sécurité, a posé ses conditions: moins de réfugiés et une aide financière de la Confédération.

Keystone

Le débat est lancé. Au lendemain de la restructuration du domaine de l’asile annoncée par la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, Genève clarifie les termes de son engagement

Interrogé sur les ondes de la radio alémanique SRF 1, Pierre Maudet, chef du département cantonal de la sécurité indique avoir dit «très clairement» lundi à Simonetta Sommaruga lors de la conférence sur l’asile à Berne que Genève était prêt à accueillir un tel centre. Il ne précise pas combien de personnes ce site pourrait héberger ni où il pourrait se situer.

Plusieurs cantons intéressés

Mais le magistrat libéral-radical a posé ses conditions. Pour accueillir des requérants récalcitrants d’autres cantons, Genève doit pouvoir héberger un nombre total de demandeurs d’asile moins élevé. «Nous voulons aussi discuter d’une aide financière de la Confédération, car ces cas coûteraient certainement plus cher».

Le président de la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police (CCDJP), le conseiller d’Etat bernois Hans-Jürg Käser, affirme pour sa part que plusieurs cantons se sont exprimés positivement.

«Peut-être y’aura-t-il plusieurs centres pour requérants récalcitrants de seulement 120 places chacun», dit-il à la radio SRF, sans toutefois nommer de cantons.

6000 places

Lundi, des représentants de la Confédération, des cantons, des villes et des communes ont adopté une déclaration commune pour restructurer le domaine de l’asile afin d’accélérer les procédures. Le texte prévoit que 60% des procédures soient traitées dans des centres fédéraux, alors que 40% des requérants seront répartis dans les cantons.

Les centres d’enregistrement et de procédures seront situés dans cinq régions, qui devraient correspondre à celles qui hébergent les centres fédéraux actuels: Vallorbe (VD), Bâle, Kreuzlingen (TG), Altstätten (SG) et Chiasso (TI). Plusieurs centres qui pourraient être dotés de 400 places chacun totaliseront 6000 places au lieu de 1400 actuellement.

Une phase de test débutera au milieu de cette année. Cantons et Confédération se sont donnés jusqu’à fin 2013 pour régler les détails d’un concept qui s’inspire de l’exemple des Pays-Bas.

(ats)

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