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Fin du taux plancherGenève s'attend à une baisse de 5 à 10% dans le tourisme

Selon le président de la Fondation Genève Tourisme & Congrès, la décision de de la BNS «frappe la clientèle pratiquant le tourisme de loisirs», mais a moins de conséquences négatives sur la clientèle d'affaires.

ARCHIVES, Keystone

L'hôtellerie et la restauration à Genève devraient voir leur chiffre d'affaires diminuer de 5 à 10%, après la décision de la BNS d'abandonner le cours plancher de l'euro, estime Paul Muller, président de la Fondation Genève Tourisme & Congrès. La clientèle d'affaires pourrait toutefois moins souffrir.

La décision de jeudi de la Banque nationale suisse (BNS) «frappe au premier chef notre clientèle pratiquant le tourisme de loisirs», explique Paul Muller dans une interview parue lundi dans la Tribune de Genève. Pour un week-end à Genève, la nuitée est tout à coup passée de 100 à 115 euros, voire 120 euros.

En francs, le prix de la même nuitée à Barcelone diminue d'autant, ajoute Paul Muller. «Le voyageur européen est donc dissuadé de séjourner dans la Cité de Calvin et le Suisse encouragé à quitter son pays», résume-t-il.

Genève internationale

Paul Muller se voit un peu moins alarmiste en ce qui concerne la clientèle d'affaires, qui assure 80% des recettes de la branche du tourisme dans le canton du bout du lac. «Les clients voyageant pour des entreprises ne peuvent pas renoncer immédiatement à tous leurs engagements». De même, pour les prochains mois.

La dévalorisation subie par le dollar américain, suite à la décision de la BNS, constitue par ailleurs une autre source de préoccupation: la Genève internationale devient aussi plus chère pour les agences onusiennes, relève le président de la Fondation Genève Tourisme & Congrès.

(ats)

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