Mobilité: Genève veut améliorer le sort des cyclistes et piétons

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MobilitéGenève veut améliorer le sort des cyclistes et piétons

Le Canton de Genève va prendre une centaine de mesures pour améliorer la mobilité douce d'ici 2023.

Le vélo et la marche exigent des moyens financiers publics relativement modestes à Genève.

Le vélo et la marche exigent des moyens financiers publics relativement modestes à Genève.

Keystone

Genève lance un nouveau plan d'actions en faveur de la mobilité douce. Afin d'améliorer les déplacements des cyclistes et des piétons, le canton a identifié 96 projets dont le financement existe et qui sont réalisables d'ici à 2023.

Problèmes de sécurité, manque de continuité, parcours mal identifiés: les aménagements pour la mobilité douce pèchent à plusieurs niveaux, a relevé mardi devant les médias le conseiller d'Etat Serge Dal Busco, en charge des Infrastructures. Le vélo et la marche exigent pourtant des moyens financiers publics relativement modestes, a-t-il indiqué.

Compte tenu des changements sociétaux, le canton entend soutenir les alternatives à la voiture. Entre 2005 et 2017, le nombre de cyclistes a augmenté de 95% au coeur de l'agglomération. La marche a pied a aussi connu une progression significative. Le plan d'actions 2019-2023 se veut pragmatique et réalisable. Il doit concrétiser certains points de la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée.

Sécuriser les rails

Sur les 96 projets identifiés, 72 relèvent des infrastructures, avec plus de 50 nouveaux kilomètres d'aménagements cyclables et des améliorations de plus de 90 kilomètres existants. Des axes vont notamment être créés de Bernex vers le centre-ville et entre Versoix et Prégny-Chambésy. «Une piste cyclable - plutôt qu'une bande - sera réalisée chaque fois que ce sera possible», a indiqué le magistrat.

En coordination avec la Ville de Genève, trois itinéraires prioritaires ont été retenus. Ils iront de la gare Cornavin à celle des Eaux-Vives, de la gare Cornavin à Uni Mail et d'Uni Mail à la gare de Champel, afin de faciliter l'accès au Léman Express.

Le plan de mobilité douce prévoit aussi d'agir sur le fonctionnement des réseaux, en sécurisant neuf endroits où il est dangereux pour les cyclistes de franchir des rails de tram. Il anticipe par ailleurs la future législation fédérale permettant aux cyclistes de tourner à droite au feu rouge en identifiant 50 lieux.

Favoriser la cohabitation

Le canton veut profiter du lancement du Léman Express le 15 décembre pour favoriser l'accès aux gares à vélo et à pied. Plus de 3000 places seront proposées dans des vélostations abritées et sécurisées. En outre, 2500 places seront créées sur l'espace public au centre.

Compte tenu du fait que le stationnement des deux-roues motorisés sur les trottoirs freine l'avancement des piétons, le canton va créer 2300 places à leur attention en surface et en sous-sol d'ici à la fin de l'année. A terme, il ne tolérera plus cette situation illégale, a fait savoir M. Dal Busco.

D'autres actions visent à promouvoir la mobilité douce et à favoriser la cohabitation entre tous les usagers. Le canton veut profiter de l'expertise des associations. La mise en oeuvre du Léman Express doit également détendre la situation.

Financement acquis

La quasi-totalité du financement du plan, estimé à 200 millions de francs, est acquise. La moitié est liée à des projets d'agglomération qui devront être réalisés d'ici à 2025, afin de ne pas perdre le cofinancement de la Confédération. La part de la Ville de Genève se monte à 19 millions et celle des autres communes à 32 millions.

Ce plan d'actions est en consultation auprès des communes jusqu'à la fin du mois d'octobre. Il devra ensuite être adopté par le Conseil d'Etat, avant d'être approuvé par le Grand Conseil.

(ats)

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