Agriculture: Genève veut interdire le glyphosate en Suisse
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AgricultureGenève veut interdire le glyphosate en Suisse

Genève demande à l'Assemblée fédérale d'organiser la sortie programmée du glyphosate et de trouver des alternatives.

«La réalité est inquiétante», a souligné la rapporteuse de majorité, l'écologiste Delphine Klopfenstein Broggini.

«La réalité est inquiétante», a souligné la rapporteuse de majorité, l'écologiste Delphine Klopfenstein Broggini.

AFP

Exerçant son droit d'initiative cantonale, Genève demande à l'Assemblée fédérale d'organiser la sortie programmée du glyphosate et de soutenir la recherche agronomique pour trouver des alternatives au désherbant. Le Parlement genevois a voté une résolution dans ce sens jeudi soir, à deux voix près.

Le texte des Verts a été soutenu par la gauche et le PDC. «Il faut envoyer un signal à Berne. Le Conseil fédéral ne voit pas de raisons d'interdire le pesticide au vu de la résistance des cantons», a plaidé Jean Burgermeister, d'Ensemble à Gauche. Or les Genevois ont dit «oui» aux deux initiatives agricoles en septembre.

«La réalité est inquiétante», a souligné la rapporteuse de majorité, l'écologiste Delphine Klopfenstein Broggini, rappelant que la Confédération veut augmenter la limite supérieure de concentration autorisée de pesticides dans l'eau. «Le glyphosate pollue l'environnement et est considéré comme un cancérigène probable. Le principe de précaution devrait prévaloir», a-t-elle relevé.

Pour le député UDC Eric Leyvraz, rapporteur de minorité, l'utilisation des produits phytosanitaires relève de la Confédération, pas des cantons. L'utilisation du glyphosate est très réglementée en Suisse. De plus, «ce désherbant coûte cher, il est donc utilisé avec beaucoup de parcimonie par les paysans. Mais il n'y a pas d'alternative, sauf un travail important», a-t-il indiqué.

Le Grand Conseil accepte de lever l'immunité d'une procureure

A Genève, le Grand Conseil a accepté jeudi soir à huis clos de lever l'immunité d'une procureure. Le Ministère public pourra poursuivre la magistrate pour abus d'autorité voire entrave à l'action pénale dans l'exercice de ses fonctions. Une première. Cette levée d'immunité intervient trois semaines après celle du conseiller d'Etat Pierre Maudet. Elle fait suite à la destruction par la procureure, lors d'une audience, d'un enregistrement qui aurait pu innocenter une femme accusée de traite d'êtres humains pour avoir exploité sa cousine. La prévenue a été condamnée pour usure, mais elle a fait recours.

(ats)

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