Hockey sur glace : Là, ça risque gentiment de chauffer pour Craig McTavish
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Hockey sur glace Là, ça risque gentiment de chauffer pour Craig McTavish

Lausanne a perdu un deuxième match de rang et n’a gagné que trois fois lors de ses dix dernières sorties. Sur le banc, l’entraîneur du LHC semble faire de curieux choix dans la gestion de ses hommes. Le message passe-t-il vraiment?

par
Cyrill Pasche, Lausanne

Généralement, le «coupable» est vite désigné: l’entraîneur. Il n’y a certes pas de crise sportive au LHC, en tout cas pas encore malgré les deux récentes défaites de rang (dimanche 5-1 à Genève, mardi 2-3 contre Bienne) et cette désagréable succession de hauts et de bas. Craig McTavish devrait toutefois rapidement songer à trouver la solution pour «débloquer» son équipe, ou au moins les bons mots pour faire carburer enfin son line-up à plein régime. Sinon, cela pourrait bien chauffer prochainement pour l’ancienne gloire de NHL.

On peut tout de même se poser pas mal de questions quant à sa capacité à tirer le meilleur de ce groupe d’ici aux play-off. Pour commencer, sa gestion des triplettes offensives et de certaines individualités. Mais aussi cette incapacité chronique à mettre en place un powerplay digne de ce nom, malgré la somme de talents qui garnit l’effectif lausannois.

Les highlights du match Lausanne HC – Bienne.

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Après la brillante victoire de jeudi dernier à la Vaudoise aréna contre les ZSC Lions (5-1), McTavish a changé son alignement pour le déplacement de dimanche à Genève. Libor Hudacek, qui avait pourtant laissé entrevoir de belles promesses et des étincelles aux côtés de Denis Malgin contre les Lions zurichois, avait par exemple pris place en tribunes pour que Charles Hudon puisse effectuer son retour au jeu après sa blessure. Le gardien Luca Boltshauser, solide comme un roc face au «Z», avait quant à lui cédé son poste à Tobias Stephan pour affronter les Aigles. Ne dit-on pas qu’il vaut mieux ne pas changer une équipe qui gagne?

Malgin ailier: quelle hérésie!

Et mardi face au HC Bienne, dans un match qu’il aurait fallu gagner pour ramener un peu de sérénité, le coach canadien a encore brassé son effectif: l’Américain Brian Gibbons a cette fois-ci été envoyé en tribunes, la ligne des «lourds» Bozon/Almond/Douay a été dissociée malgré une bonne entente et une intéressante présence physique. Seule triplette inchangée: celle de Bertschy/Emmerton/Kenins.

La fantaisie de la soirée? McTavish n’a rien trouvé de mieux que de placer le lunatique Denis Malgin - en crise de confiance ces derniers temps - à un poste inhabituel qui ne lui permet assurément pas de mettre en évidence ses qualités de playmaker: celui d’ailier. Heureusement, le coach canadien a repris ses esprits au début de la troisième période, repositionnant enfin son topscorer (il a marqué le 2-3 en infériorité numérique à la 53e) au centre et en l’entourant de nouveau de Libor Hudacek (celui-ci sortira sur une – grave? – blessure à la 58e). Problème: les Lions étaient déjà menés 1-3…

Deux défaites de rang pour le LHC, sept revers au cours des dix derniers matches. Cela fait beaucoup, même si McTavish avancera certainement que six des sept matches perdus ne l’ont été que sur une marge d’un seul but. Reste qu’à la fin, ce n’est pas tellement «comment», mais plutôt «combien», comme on dit dans le jargon.

A moins que le Directeur des opérations hockey du LHC, Petr Svoboda, soit toujours d’avis que son club, avec cette drôle de dynamique qui semble désormais animer les joueurs, avance quand même dans la bonne direction.

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