05.06.2015 à 14:07

ScandaleGeorge R. R. Martin explique les viols dans «Games of Thrones»

L'auteur de la saga-culte revient sur les violences sexuelles subies par les femmes de sa série.

George R. R. Martin, l'auteur de la saga «Game of Thrones».

George R. R. Martin, l'auteur de la saga «Game of Thrones».

Keystone

La dernière saison de «Game of Thrones», montre une scène de viol particulièrement violente. Dès sa diffusion, les fans de la série se sont insurgés contre ce qu'ils ont qualifié de «dérangeant», «terrible» ou «traumatisant». Claire McCaskill, la sénatrice du Missouri, avait même déclaré sur Twitter en avoir fini avec la série après cette scène «gratuite».

Les fans étaient d'autant plus outrés que ce viol ne figure pas dans les romans de George R.R. Martin, mais seulement dans son adaptation télévisée. George R. R. Martin avait pourtant défendu la version de HBO.

Des faits historiques

Interrogé par Entertainment Weekly, le créateur de l'univers de «Game of Thrones» s'explique sur les nombreux viols et les violences infligés aux femmes dans la saga.

Pour George R.R. Martin, sa série est le résultat de sa fascination pour l'Europe médiévale. Et même si les lieux qu'il a créés ne sont pas réels, cela ne l'empêche pas de se baser sur des faits historiques. «Les livres reflètent une société patriarcale basée sur le Moyen-Age. Le Moyen-Age n'était pas une époque connue pour l'égalité des sexes. [...] Et les gens avaient des idées bien établies sur le rôle des femmes. Une des charges retenues à l'encontre de Jeanne d'Arc était qu'elle portait des vêtements d'homme, ce qui n'était pas une mince affaire à l'époque.»

Pour l'auteur, la plupart des histoires sur cette période dépeignent un «Moyen-Age de Disney» avec des princes, des princesses et des chevaliers en armures rutilantes. «Mais elle n'ont pas pour but de montrer le fonctionnement de ces sociétés.»

Conséquence de la guerre

A propos des viols pour lesquels il a aussi été critiqué, George R. R. Martin replace ces événements dans le contexte guerrier du récit.

«J'écris sur la guerre. [...] Mais si vous écrivez sur la guerre, et que vous voulez seulement inclure toutes les batailles cool et les héros qui tuent plein d'orques et tout et que vous ne décrivez pas la violence sexuelle, alors il y a quelque chose de profondément malhonnête. Le viol, malheureusement, fait toujours partie de la guerre aujourd'hui. [...] Je pense que nous ne devrions pas prétendre que ça n'existe pas.»

(A.BE)

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