Hockey sur glace: Geronimo ne boira jamais de Red Bull

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Hockey sur glaceGeronimo ne boira jamais de Red Bull

La marque s'intéresserait au rachat d'Ambri-Piotta. A l'image des irréductibles supporters biancoblu, on a envie de pousser un cri: jamais ça!

par
Simon Meier
Geronimo et le peuple biancoblu ne sont pas prêts à avaler n'importe quoi.

Geronimo et le peuple biancoblu ne sont pas prêts à avaler n'importe quoi.

Keystone

Oui, le sport business a ses contingences, y compris au cœur de la Léventine où la survie n'est pas toujours chose aisée. Bien sûr, il faut évoluer avec son temps. Mais trop, c'est trop, et il y a des limites à ne pas franchir. «Red Bull veut acheter Ambri», affirme le quotidien Blick, au risque de faire tourner notre matinale ovomaltine. Et puis quoi encore? Non, vraiment, quitte à passer pour un affreux réactionnaire, on le hurle haut et fort: jamais Che Guevara et Geronimo ne boiront de cette soupe-là!

Les irréductibles supporters des Biancoblu, qui n'ont pas pris par hasard les deux rebelles amérindiens pour icônes, partagent forcément notre avis. Pas question, quand on se réclame avec autant de foi des vertus de la résistance face aux nantis, aux puissants, de céder à de telles sirènes. Nulle rogne personnelle contre la marque autrichienne – si ce n'est le «goût» de sa boisson phare, peut-être. Mais imaginer une alliance entre le chantre de la commercialisation du sport et l'un des derniers bastions de la tradition exige de nous un effort trop douloureux.

Filippo Lombardi en a conscience (ouf…) et le président du HC Ambri-Piotta s'est empressé de démentir l'inquiétante rumeur. Oui, il y a bien eu quelques discussions concernant l'exploitation de la future patinoire de la Valascia. Mais elles n'ont abouti à rien de potable – évidemment. Et non, assure le dirigeant au Corriere del Ticino, il n'a jamais été question d'une vente du club à l'empire énergétique.

On préfère nettement ça, quitte à devoir participer à la prochaine opération populaire «Sauvez Ambri». Le vent du boulet semble avoir – déjà – quitté la vallée. Mais on ne saurait trop conseiller à Ernesto Che Guevara, Geronimo et tous leurs fidèles «indiens» de la Valascia de rester vigilants.

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