Actualisé 07.08.2013 à 14:03

KenyaGigantesque incendie à l'aéroport de Nairobi

Un important incendie s'est déclaré mercredi à l'aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, paralysant l'un des plus importants hubs d'Afrique orientale.

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Un important incendie s'est déclaré à l'aéroport de Nairobi, au Kenya.

Un important incendie s'est déclaré à l'aéroport de Nairobi, au Kenya.

Keystone
Un important incendie s'est déclaré à l'aéroport de Nairobi, au Kenya.

Un important incendie s'est déclaré à l'aéroport de Nairobi, au Kenya.

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Un important incendie s'est déclenché à l'aéroport de Nairobi, au Kenya.

Un important incendie s'est déclenché à l'aéroport de Nairobi, au Kenya.

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Un gigantesque incendie a ravagé mercredi l'aéroport international de Nairobi, dont tous les vols ont été indéfiniment annulés ou déroutés. Les trajets aériens à l'intérieur du Kenya ont pu reprendre dans l'après-midi.

Il était 05h00 (04h00 en Suisse), lorsque le feu a éclaté près des guichets de l'aire d'arrivée de l'aéroport international Jomo Kenyatta. Celui-ci a rapidement pris de l'ampleur. Des flammes géantes et des nuages de fumée noire se sont élevés dans le ciel.

Le sinistre a finalement été circonscrit en milieu de matinée. Une enquête a été ouverte pour déterminer la cause de cet incendie qui n'a pas endommagé les pistes d'envol et d'atterrissage.

«Suie partout»

Arrivée pour accueillir un passager, Sylvia Amondi a évoqué une situation de «chaos» dans tout l'aéroport. «On ne nous a pas dit quelle était la cause de l'incendie, mais il y avait de la suie partout,» a-t-elle poursuivi, ajoutant qu'une partie du toit des arrivées internationales s'est effondrée.

«La brigade des pompiers de l'aéroport est intervenue rapidement, mais il n'y avait pas assez de personnel. L'armée et des policiers sont arrivés avec des seaux pour éteindre manuellement le feu», a-t-elle remarqué.

Le ministère kényan de l'Intérieur a confirmé que certaines zones des secteurs arrivées et immigration ont été entièrement détruites. Auparavant, il avait demandé aux automobilistes circulant sur la voie express proche de l'aéroport de laisser la voie libre aux secours. Cet axe est régulièrement congestionné par d'importants embouteillages.

Aucune victime

Aucune victime n'a été signalée, a dit Nelly Muluka, porte-parole de la Croix-Rouge kényane. «Personne n'a perdu la vie,» a renchéri le président kényan, Uhuru Kenyatta qui s'est rendu sur place dans la matinée pour constater l'étendue des dégâts.

Selon le patron de la compagnie Kenya Airways, Titus Naikuni, deux personnes ayant respiré de la fumée ont été conduites à l'hôpital pour un contrôle.

«Nous transférons les passagers dans des hôtels, mais ce n'est pas facile,» a affirmé une hôtesse de l'air de Kenya Airways. «La plupart sont pleins, parce que la haute saison vient de commencer.»

Vols déroutés

En début d'après-midi, les vols de fret ont repris. Les liaisons domestiques devaient être rétablies plus tard dans la journée. Aucune information n'était en revanche encore disponible sur les vols internationaux.

Des trajets à destination de Nairobi ont été déroutés sur d'autres aéroports. Kenya Airways a annulé tous ses vols pour une période indéterminée, hormis cinq, déviés sur Mombasa, la grande ville côtière kényane sur l'océan Indien.

Parmi les autres compagnies affectées, British Airways a annoncé l'annulation d'un vol, la compagnie néerlandaise KLM quatre (deux allers, deux retours) et South Africa Airways deux.

Hub important

Des dizaines de milliers de passagers risquent d'être affectés par la fermeture de cet aéroport, un des principaux hubs aériens d'Afrique. Celui-ci accueille quelque 16'000 passagers en transit chaque jour, selon les autorités du pays, soit 6,2 millions de personnes par an.

Deux jours avant cet incendie majeur, l'activité de l'aéroport avait déjà été sérieusement perturbée suite à des problèmes d'approvisionnement en kérosène.

Etrange coïncidence

Le sinistre s'est déclenché quinze ans jour pour jour après la double attaque contre les ambassades américaines à Nairobi et Dar es Salaam, capitale économique de la Tanzanie voisine. Ces attentats, perpétrés par Al-Qaïda, avaient fait 224 morts.

Rien n'indiquait cependant à ce stade que l'incendie pourrait être d'origine criminelle. «Il n'y a aucune raison de spéculer à ce stade,» a affirmé dans un communiqué le président Kenyatta, dont le défunt père, premier président du Kenya, a donné son nom à l'aéroport.

(ats/afp)

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