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CyclismeGino Mäder termine 5e du Tour d’Espagne, Roglic s’offre le triplé

Alors que le Slovène a remporté la Vuelta pour la 3e fois consécutive, le Saint-Gallois a signé le premier top 5 d’un Suisse au XXIe siècle.

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Sport-Center/AFP
Gino Mäder termine la Vuelta avec le maillot blanc de meilleur jeune sur les épaules.

Gino Mäder termine la Vuelta avec le maillot blanc de meilleur jeune sur les épaules.

AFP

Gino Mäder l’a fait! 5e au départ de la dernière étape de ce Tour d’Espagne 2021, le coureur saint-gallois a entériné sa présence dans le top 5 final. 31e du contre-la-montre entre Padrón et Santiago de Compostela (33,8 km) ce dimanche, il a maintenu à distance le Colombien Egan Bernal, 6e à l’arrivée à 1’54’’ de Mäder.

Cette position lui permet d’être couronné meilleur jeune, une distinction jamais remportée par un Suisse dans l’histoire des grands tours (Tour de France, Tour d’Italie, Tour d’Espagne). Sa Vuelta est d’autant plus réussie qu’il a contribué à hisser Jack Haig, son partenaire de l’écurie Bahrain Victorious, à la 3e place.

À 24 ans, Mäder s’offre le classement le plus prestigieux de sa jeune carrière, lui qui avait terminé 20e du précédent Tour d’Espagne. Premier suisse dans le top 10 d’un grand tour depuis Mathias Frank en 2015 (8ème sur le Tour de France), il devient surtout le premier Suisse à terminer dans le top 5 au XXIe siècle.

À l’image de Marc Hirschi sur la Grande Boucle 2020, où il s’était révélé aux yeux du grand public, Gino Mäder tient sa performance référence.

Roglic à une longueur de Heras

De son côté, Primoz Roglic s'est hissé dans le panthéon du Tour d'Espagne, devenant le troisième homme à remporter la Vuelta trois années de suite, après le Suisse Tony Rominger (1992, 1993, 1994) et l'Espagnol Roberto Heras (2003, 2004, 2005). Il n'est plus qu'à une victoire du record de sacres de Heras (4), dont le dernier couronnement, en 2005, avait été entaché d'un contrôle positif à l'EPO postérieurement invalidé car jugé frauduleux.

Roglic remporte l’édition 2021 avec une avance écrasante de 4’42’’ sur l'Espagnol Enric Mas (Movistar). Il s'agit du plus gros écart entre le vainqueur d'une Vuelta et son dauphin depuis 24 années (Alex Zülle avec 5’07’’ d'avance sur Fernando Escartin en 1997). L'Australien Jack Haig complète le podium à 7’40’’ de l'intouchable Slovène.

Roglic s’est même permis d’accentuer son avance en remportant le contre-la-montre final en 44’02’’. Il a délogé Magnus Cort Nielsen (Educaton First), qui a longtemps tenu le meilleur chrono, et s'est même payé le luxe de doubler sur le perron de la cathédrale l'Espagnol Enric Mas, parti deux minutes avant lui.

«C'est incroyable, c'est fou. Des fois, tu gagnes de beaucoup, des fois, d'un rien. Mais tant que tu gagnes, c'est toujours aussi beau», a résumé le champion slovène à l'arrivée.

Déjà vainqueur du chrono de la première étape à Burgos, Roglic a passé la première semaine en rouge, avant de céder la place de leader au Norvégien Odd Stefan Eiking (Intermarché - Wanty-Gobert) dans la deuxième semaine.

Il a ensuite survolé les 17e et 18e étapes, les étapes reines de cette édition avec des arrivées en altitude aux lacs de Covadonga et au sommet de l'inédit Gamoniteiru, pour retrouver la première place du général et finir par s'assurer une quatrième victoire d'étape sur l'édition 2021 et un troisième sacre, dimanche.

Il surfe ainsi sur sa performance de fin juillet au pied du mont Fuji, là où il a décroché l'or olympique sur l'épreuve du contre-la-montre, et prend sa revanche sur son Tour de France avorté en raison d'une mauvaise chute dès la 8e étape.

Le maillot de la montagne revient à l'Australien de la Team DSM Michael Storer. Celui du meilleur sprinteur reste sur les épaules de Fabio Jakobsen (Deceuninck - Quick Step).

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