Football - Giorgio Contini: «Avec six points, le LS se qualifiera pour l’Europe»
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FootballGiorgio Contini: «Avec six points, le LS se qualifiera pour l’Europe»

Le coach lausannois se dit certain que deux victoires contre Saint-Gall, puis YB, suffiront à son équipe pour terminer sur le podium.

par
André Boschetti
Giorgio Contini est ambitieux au moment où son équipe s’apprête à défier le FC Saint-Gall «chez lui».

Giorgio Contini est ambitieux au moment où son équipe s’apprête à défier le FC Saint-Gall «chez lui».

Olivier Vogelsang/Tamedia

Giorgio Contini, il ne vous reste plus que deux matches à la tête du LS avant votre départ. Comment vivez-vous ces derniers jours?

Je n’ai pas trop le temps d’y penser. Mon esprit est focalisé sur ces deux derniers matches. Sinon, entre deux entraînements, je commence déjà à préparer mes affaires pour le déménagement. Je vais d’ailleurs profiter du déplacement de ce samedi à Saint-Gall pour déjà ramener une partie de mes affaires chez moi, puisque ma famille n’a jamais quitté cette ville lors de mes trois saisons lausannoises.

Cette période n’est-elle pas un peu pénible?

Moi, je suis au moins fixé sur mon destin, alors que plusieurs de mes joueurs en fin de contrat ne savent pas encore de quoi leur avenir sera fait. Je pense surtout à Boranijasevic ou Loosli qui, malgré cette incertitude, continuent de s’investir à fond sur le terrain. Dans cet ordre d’idées, je comprendrais que, vu leur situation, certains viennent me demander de ne plus jouer. Quant à mon job, il consiste surtout à maintenir le groupe sous tension pour que nous puissions jouer jusqu’au bout cette qualification européenne. Je suis persuadé qu’avec six points contre Saint-Gall et Young Boys, le LS se qualifiera pour l’Europe.

A Saint-Gall déjà, votre tâche ne s’annonce pas simple du tout, non?

Ce match s’annonce en effet très compliqué contre un adversaire qui a impérativement besoin de points pour éviter le barrage, voire la relégation directe. Et le jeu agressif des Saint-Gallois nous a déjà posé quelques problèmes cette saison, puisque notre bilan contre eux est en parfait équilibre (ndlr: une victoire d’un but d’écart pour chacun et un match nul). Mais mon équipe est en confiance après la belle victoire de mercredi à Genève. Même si ce derby nous a coûté beaucoup d’énergie, je suis certain que mes joueurs feront tout sur le terrain pour l’emporter.

En avril 2018, les dirigeants saint-gallois vous ont licencié alors que l’équipe pointait au 3e rang. L’occasion n’est-elle pas belle pour prendre une petite revanche?

Je ne fonctionne pas comme ça. Depuis, ils ont fait confiance à Peter Zeidler, un excellent entraîneur qui a obtenu de très bons résultats. Ce qui signifie qu’ils ont vu juste, non?

Après avoir lutté jusqu’au bout pour le titre il y a un an, Saint-Gall se retrouve aujourd’hui en position très délicate. Qu’est-ce que cela vous inspire?

Que tout est toujours possible dans une compétition à dix équipes. A une ou deux exceptions près, à Noël personne ne peut travailler dans la sérénité car une mauvaise surprise est toujours possible, surtout lorsque l’on est appelé à jouer quatre fois contre le même adversaire.

Tous les techniciens semblent d’accord pour dire que notre Super League est un championnat destiné à développer les jeunes joueurs. Or, le fait que la plupart des équipes doivent longtemps lutter pour assurer leur maintien n’est pas fait pour inciter les coaches à donner davantage de temps de jeu aux joueurs moins expérimentés…

Oui, et c’est tout le paradoxe de notre championnat. Et le problème est exactement le même en Challenge League. A mon avis, la seule solution serait d’augmenter le nombre d’équipes admises dans les deux principales Ligues du pays. Les dirigeants devraient enfin réfléchir sérieusement à cette solution.

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