12.06.2020 à 12:35

Football«On va devoir manger le dessert avant le repas»

Le coach du LS Giorgio Contini se livre avant le choc Lausanne-Bâle en quart de finale de Coupe dimanche à la Pontaise.

par
Sport-Center
L'entraineur du Lausanne-Sport Giorgio Contini est prêt pour le sprint final qui débute dimanche face à Bâle.

L'entraineur du Lausanne-Sport Giorgio Contini est prêt pour le sprint final qui débute dimanche face à Bâle.

Keystone

Retrouver Bâle en quart de finale de Coupe avant même d’avoir commencé le long sprint final vers une promotion quasi promise n’était pas forcément le scénario rêvé par le LS. «Vu l’engouement avant cette reprise officielle du football en Suisse, on aurait facilement pu réunir 10'000 spectateurs à la Pontaise, fantasme Vincent Steinmann, directeur commercial du club. Et début août, on aurait pu espérer peut-être un assouplissement des mesures sanitaires avec 1000 spectateurs dans le stade».

Mais en Suisse comme ailleurs, on ne fait pas de cadeaux aux «petits». La rencontre a été avancée pour éviter une éventuelle collision avec les dates de l’Europa League, où le FC Bâle est toujours engagé. Dimanche à 16 h, 280 personnes auront la permission d’entrer dans l’enceinte de la Pontaise. Les supporters seront plus du double (650) assis dans 11 bars lausannois qui sont eux quasi à guichets fermés.

Opportunité à saisir

À Lausanne, le huis clos est presque vu comme un allié. «Disons que ce ne sera en tout cas pas un désavantage pour nous, sourit Giorgio Contini. Bâle a plus l’habitude de jouer dans des stades plein».Le coach lausannois veut saisir l’opportunité d’affronter un FC Bâle lui aussi en manque de matches et de repères et s’appuie sur les éléments positifs qu’il a pu observer lors de la large victoire (5-0) en amical face à Lucerne mercredi.

Près de quatre mois après avoir dirigé son dernier match officiel à la tête du LS, le Zurichois ne masque pas son impatience de retrouver la compétition. Le semi-confinement a été une période de flou, notamment sur son avenir puisque son contrat expirait le 30 mai. Ce dernier a été prolongé récemment jusqu’à la fin de la présente saison. «Et je serai l’entraîneur du LS en cas de montée en Super League», reconfirme Giorgio Contini.

«Un changement d’entraîneur aurait pu perturber les joueurs mais sur le terrain rien n’a changé» Giorgio Contini

Leader de Challenge League avec quinze points d’avance sur son dauphin Vaduz et quart de finaliste de la Coupe de Suisse, le LS ne respire pourtant pas la sérénité qu’on pourrait légitimement espérer avant le sprint décisif. Les licenciements de Léonard Thurre (ex-responsable du scouting), de Pablo Iglesias (directeur sportif) et de Bernard Rohrbach (intendant) ont provoqué un petit séisme sans trop de répercussions sur le vestiaire visiblement. «Il y a eu beaucoup de questions mais aussi des réponses, balaie Giorgio Contini. Un changement d’entraîneur aurait pu perturber les joueurs mais sur le terrain rien n’a changé et l’équipe est sereine et prête pour cette aventure qui doit nous mener en Super League».

Avant de sabrer le champagne, un gros morceau attend Lausanne dimanche, histoire de se mettre en appétit pour les 13 matches qui doivent mener le LS en Super League. «On va devoir manger le dessert avant le repas, image le coach du Lausanne-Sport. Après Xamax et Lugano, le LS est prêt à dévorer un troisième club de Super League en Coupe.

Sylvain Bolt

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