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FranceGiscard a vendu ses meubles aux enchères

Une vente aux enchères s'est déroulée samedi au château de l'ex-président français Valéry Giscard d'Estaing, en Auvergne. Elle a attiré de nombreux acheteurs potentiels.

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Le château de l'ex-président français Valéry Giscard d'Estaing, à Chanonat, dans le département du Puy-de-Dôme (dans la région d'Auvergne au centre).

Le château de l'ex-président français Valéry Giscard d'Estaing, à Chanonat, dans le département du Puy-de-Dôme (dans la région d'Auvergne au centre).

AFP
Les douze chambres sont meublées de lits d'époque Louis XVI et Empire.

Les douze chambres sont meublées de lits d'époque Louis XVI et Empire.

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Les douze chambres sont meublées de lits d'époque Louis XVI et Empire.

Les douze chambres sont meublées de lits d'époque Louis XVI et Empire.

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La vente aux enchères des meubles du château de l'ex-président français Valéry Giscard d'Estaing, organisée à Chanonat, dans le département du Puy-de-Dôme (dans la région d'Auvergne au centre), par un commissaire priseur auvergnat, a connu samedi un franc succès.

Quasiment tous les lots ont trouvé preneurs, produisant au total des recettes pour 652'000 euros (790'000 francs), soit nettement plus que les 400'000 euros attendus. La pièce maîtresse, «l'Ariane endormie» du sculpteur Pierre Julien, datée de 1785, est partie dans les premières minutes pour 82'000 euros, acquise par l'Etat pour le compte du musée Crozatier du Puy-en-Velay.

Claude Aguttes, commissaire-priseur de la salle des ventes Drouot à Paris, a lancé cette vente «unique» en son genre par une glace à profil inversé en bois noirci, estimée entre 1200 et 1800 euros.

Les mises à prix des 403 lots allaient de 30 euros pour une modeste table de chevet à 18000 euros pour deux globes (terrestre et céleste) datés de 1848.

Les quelque quatre cents participants de la matinée de samedi avaient pris place sous un chapiteau dans le jardin du château de Varvasse, resté ouvert aux visites pour observer les pièces.

Un livre sur Clermont

Les acquéreurs potentiels ont pu y admirer les tentures, horloges et autres guéridons. Environ 1200 personnes ont fait le déplacement rien que vendredi, dont Yvan Gillet qui a acheté un livre sur l'histoire de Clermont-Ferrand. «Ca fait toujours plaisir d'avoir un livre qui appartenait à Giscard d'Estaing», a-t-il dit.

Soazig et Emmanuel, venus samedi de Bretagne, ont expliqué avoir préparé la vente grâce au catalogue où ils ont repéré «un secrétaire, une commode et des tableaux». Pour Raphaëlle, une quinquagénaire de Clermont, ce sera «un lustre et des papillons encadrés».

Daniel Possamaï, de Vichy, dans l'Allier, confesse pour sa part avoir «des goûts de maître mais des revenus de valet», face aux assiettes à 150 euros pièce ou au lot de candélabres à 200 euros.

Bâtisse de Giscard père

A 86 ans, Valéry Giscard d'Estaing essaie de vendre son château, d'origine médiévale, depuis plusieurs années. Son père, Edmond Giscard d'Estaing, avait acheté la bâtisse en 1933 et c'est lui qui a acquis la plus grande partie des meubles, avec un goût pour le style Empire.

Le commissaire-priseur a souligné à l'ouverture des enchères que le catalogue de la vente, qui montre les objets en situation sur une centaine de pages, «dans 50 ans, 100 ans, montrera comment était la maison d'un président de la République française au XXe siècle». «C'est quelque chose qui va rester», s'est félicité l'Auvergnat.

Tous les objets trop personnels, tels que les photos de l'ancien président et de sa famille ont été retirés du château. Les douze chambres sont meublées de lits d'époque Louis XVI et Empire. Le «fonds de maison», constitué notamment de jouets et bibelots, sera mis en vente dimanche.

Valéry Giscard d'Estaing veut utiliser le produit de la vente à la constitution d'une fondation qui porterait son nom dans son autre château, le château d'Estaing, dans le département de l'Aveyron, acquis en 2005 qu'il habite en alternance avec son appartement à Paris.

(ats)

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