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SKI ALPINGisin: «Je ne pourrais pas être plus heureuse»

L'Obwaldienne, championne olympique de descente, a réussi à mettre quelques mots sur le plus beau jour de sa vie d'athlète.

Keystone

Comment mettre des mots sur des sensations aussi extraordinaires? Dominique Gisin, championne olympique de descente à Sotchi, a tenté l'impossible:

«C'est incroyable. Toute ma carrière s'est apparentée à une bataille, entre blessures et centièmes qui ne m'étaient pas favorables. Mais comme on dit, la roue finit toujours par tourner. J'ai toujours mis beaucoup de coeur dans mon sport et, souvent, je me suis dit que je n'étais pas payée en retour. C'est dur de constamment trouver l'énergie pour se battre encore et encore. Mais j'y ai toujours cru. Je me suis toujours accrochée. Et aujourd'hui, je suis récompensée de la plus belle des manières. Je ne pourrais pas être plus heureuse. Quant au fait de partager cette médaille d'or avec Tina Maze, cela n'enlève absolument rien au charme de mon titre. Au contraire, Tina est l'une des plus grandes skieuses de l'histoire et c'est un honneur de partager cette médaille avec elle. Je me rappelle aussi que j'avais remporté ma première victoire en Coupe du monde ex aequo avec Anja Pärson. Et là aussi, c'était un honneur d'être aux côtés d'une si grande championne sur le podium. Cela faisait deux ans, depuis ma dernière blessure à Cortina, que je n'arrivais plus à skier comme je l'entendais. Je n'arrivais plus à me mettre dans la «zone», à me libérer complètement, à skier sans trop me poser de questions. Mais cela a changé ici à Sotchi. J'ai dû passer par une qualification interne suisse pour avoir le droit de disputer cette descente. Cela a été très dur de passer par là, mais cela m'a fait du bien. Didier Défago avait aussi dû passer par une qualification interne aux Jeux de Vancouver en 2010, avant de gagner la descente. Et il n'arrêtait pas de me répéter que tout était possible. Mais ce n'est que maintenant que j'arrive vraiment à le croire!»

(SI)

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