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CorruptionGlaxoSmithKline éclaboussé par un scandale en Chine

La police chinoise a annoncé mercredi l'inculpation d'un ancien dirigeant du groupe pharmaceutique britannique pour avoir organisé un système de corruption qui a rapporté au groupe des revenus illégaux.

L'affaire GlaxoSmithKline est le plus gros scandale de corruption impliquant une entreprise étrangère en Chine depuis la condamnation de quatre dirigeants du groupe minier Rio Tinto.

L'affaire GlaxoSmithKline est le plus gros scandale de corruption impliquant une entreprise étrangère en Chine depuis la condamnation de quatre dirigeants du groupe minier Rio Tinto.

AFP

Après 10 mois d'enquête, la police chinoise a estimé que Mark Reilly et deux autres membres de la direction chinoise de GlaxoSmithKline (GSK), Zhang Guowei et Zhao Hongyan, avaient ordonné à leurs employés de verser des pots-de-vin à des médecins et à des hôpitaux pour augmenter les ventes du groupe. Ces «revenus illégaux» auraient rapporté plusieurs milliards de yuans, rapporte l'agence Chine nouvelle.

Les trois hommes étaient également soupçonnés d'avoir corrompu des fonctionnaires des départements du Commerce et de l'Industrie à Pékin et Shanghai, précise l'agence en citant la police de la province de Hunan.

Il s'agit du plus gros scandale de corruption impliquant une entreprise étrangère en Chine depuis la condamnation de quatre dirigeants du groupe minier Rio Tinto , dont un Australien, à des peines de sept à 14 ans de prison en 2009.

Image du groupe affectée

«GSK a versé des pots-de-vin à des hôpitaux, des médecins ainsi qu'à ses employés pour augmenter ses ventes. Les sommes concernées se chiffraient en milliards de yuans (centaines de millions de francs)», a déclaré un responsable du ministère de la Sécurité publique pendant une conférence de presse à Pékin.

Les accusations de corruption ont affecté l'image du groupe pharmaceutique. Il a annoncé en décembre un assainissement de son système de vente en Chine en renonçant à payer les médecins pour qu'ils assurent la promotion de ses médicaments et en supprimant les objectifs de ventes de ses agents commerciaux. GSK a néanmoins assuré que les dirigeants de sa branche chinoise ignoraient avoir enfreint la loi.

Chute des ventes après le scandale

Avant l'éclatement du scandale, les ventes de la société britannique en Chine avaient progressé de 14% sur un an au deuxième trimestre 2013. Elles ont ensuite plongé de 61% les trois mois suivants et encore de 29% au quatrième trimestre.

La Chine est un marché clé pour les groupes pharmaceutiques qui tablent sur le fort accroissement de la classe moyenne pour compenser la baisse de leurs ventes dans les pays occidentaux. Mais la corruption est importante dans le secteur médical et d'autres groupes pharmaceutiques étrangers, notamment le suisse Novartis, le français Sanofi et l'américain Eli Lilly, font l'objet de soupçons similaires.

Depuis son arrivée au pouvoir l'an dernier, le président chinois Xi Jinping a fait de la lutte contre la corruption la priorité de son gouvernement.

(ats/afp)

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