03.05.2013 à 17:50

FusionGlencoreXstrata envisage de nouvelles économies

Le géant minier Glencore Xstrata a indiqué qu’il envisageait de nouvelles réductions de coûts via des compression d’effectifs. Il entend fermer le siège d'Xstrata de Zoug et les transférer au siège voisin de Baar.

Le siège de Xstrata à Zoug devrait être transféré au siège de Glencore à Baar.

Le siège de Xstrata à Zoug devrait être transféré au siège de Glencore à Baar.

Keystone

Le géant minier Glencore Xstrata a dévoilé vendredi son plan d’intégration à l’issue de sa méga-fusion, indiquant qu’il envisageait de nouvelles réductions de coûts via des compressions d’effectifs et n’excluait pas des rachats d’actions.

La nouvelle entité a précisé qu’elle sera en mesure d’atteindre "confortablement" l’objectif de réduction des coûts de 500 millions de dollars (381 millions d’euros) annoncé précédemment, alors que de nouvelles sources d’économie ont été identifiées. Glencore International, le géant du négoce des matières premières, a finalisé jeudi sa vaste opération de fusion avec le groupe minier Xstrata après des mois de rebondissements.

Simplifier la structure

Ivan Glasenberg, qui a pris les commandes du groupe, a précisé qu’il entendait simplifier la structure pour réduire la bureaucratie et les doublons au sein de l’entreprise.

"Nous ne pouvons pas encore quantifier combien de gras nous pourrons couper au sein du système", a-t-il indiqué lors d’une conférence d’analystes, soulignant cependant que la direction d’Xstrata avait elle-même visé une réduction des frais généraux de 300 millions de dollars.

Ivan Glasenberg a cependant précisé qu’il entendait maintenir le personnel clé au niveau des fonderies et des mines, concentrant les efforts de réduction des effectifs au niveau administratif.

Fermer à Zoug

Le groupe entend notamment fermer le siège des opérations d’Xstrata à Londres et à Zoug, en Suisse centrale, connue pour sa fiscalité avantageuse. Ces activités seront transférées à Baar, la ville voisine où se trouve le siège de Glencore et au sein de ses diverses filiales.

Dans la nouvelle structure, Ivan Glasenberg a placé ses hommes, ne retenant que deux anciens d’Xstrata sur les 14 cadres sélectionnés pour piloter les différentes activités. En avril, le groupe avait déjà annoncé que ce Sud-Africain qui dirigeait Glencore International depuis 2002, prendrait les rênes de la nouvelle entité, le groupe ayant annulé l’accord qui prévoyait initialement de confier la direction à l’ancien patron d’Xstrata pendant les six premiers mois.

Dans sa feuille de route, le patron de Glencore Xstrata a précisé que le directeur général avait visité les principaux sites d’Xstrata et rencontré les membres du personnel clef, chaque division s’étant vu confier pour mission de préparer un plan d’action clair, indiquant les responsabilités ainsi que les échéanciers.

Gros chantiers

Parmi ses principaux chantiers, Ivan Glasenberg devra en particulier s’atteler à la cession de la mine de Las Bambas au Pérou, conformément aux conditions posées par les autorités chinoises pour avaliser la fusion.

Ivan Glasenberg a également promis qu’il reverrait un à un chacun des actifs et projets du groupe, afin d’étudier soigneusement si ceux-ci seront conservés ou vendus. Dans des documents publiés en amont de la conférence d’analystes, le groupe basé en Suisse a par ailleurs indiqué que des rachats d’actions seraient envisagés, malgré une préférence marginale pour les dividendes comme forme de retour de liquidités aux actionnaires.

Les dividendes ordinaires pourront être accompagnés de retours spéciaux. Glencore Xstrata publiera son rapport d’activité et de production pour le premier trimestre le 13 mai.

(AFP)

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