Football - Gökhan Inler, l’homme qui ne sait que gagner
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FootballGökhan Inler, l’homme qui ne sait que gagner

À 36 ans, Gökhan Inler n’en a toujours pas fini avec les succès. Malgré son âge, il a encore permis à une équipe de remplir ses objectifs.

par
Robin Carrel
Gökhan Inler en 2019, alors sous les couleurs du Besiktas.

Gökhan Inler en 2019, alors sous les couleurs du Besiktas.

AFP

Ancien capitaine de l’équipe de Suisse. Deux fois champion de Suisse avec le FC Zurich. Deux Coupes et une Supercoupe d’Italie avec Naples. Champion d’Angleterre avec Leicester en 2016. Champion de Turquie avec le Besiktas l’année suivante et la saison dernière avec l’Istanbul Başakşehir. Et vous pensiez qu’il en avait assez? Grossière erreur.

Gökhan Inler (36 ans) est soit très chanceux, soit il a ce petit truc en plus des gens qui gagnent partout où ils passent. À l’aube de la retraite, et même s’il n’a pas toujours été un titulaire en puissance, le Soleurois, 89 sélections et 7 buts avec la Nati, a encore gagné. Cette fois, il a participé à la promotion de l’Adana Demirspor, une ville d’un million et demi d’habitants, préfecture de la province du même nom et située à 30 kilomètres de la côte méditerranéenne.

Le Suisse y a joué 27 matches de championnat cette saison, inscrit un but et distillé deux passes décisives. Il y a été titularisé 81% du temps, souvent dans une position de pur milieu défensif. Son club, lui, a remporté la 1. Lig à l’arraché. L’Adana Demirsport a, en effet, terminé avec 70 points au compteur, tout comme le Giresunspor et Samsunspor, mais était au bénéfice d’une meilleure différence de buts (+37, contre +29 et +28).

L’été dernier, en fin de contrat avec Basaksehir, Inler avait encore faim. Alors il a de nouveau rejoint une écurie ambitieuse, même si moins prestigieuse. «Ils m’ont clairement indiqué ce qui était leur objectif: la promotion», a dit le demi à l’agence Keystone-ATS. Le riche président du club du sud du pays, Murat Sancak, avait tracé le chemin d’une remontée dans l’élite nationale et a trouvé en Inler le leader charismatique et le capitaine dont sa troupe avait besoin.

«C’était un défi important pour moi, le feu devait prendre, a souri le Suisse. Je voulais écrire encore une autre grande histoire. Comme à Zurich par exemple, lorsque nous avions ramené le trophée au FCZ pour la première fois depuis 25 ans. L’enthousiasme ici est énorme, tout comme les attentes d’ailleurs.»

Tout n’y a pas été simple et Inler a dû faire preuve d’humilité, redécouvrant certains longs déplacements en car et l’ambiance furieuse qui peut des fois régner dans ces clubs. Au final, le compte a encore une fois été bon. «Peu de gens réalisent ce que j’ai accompli ici. Personne ne pourra m’enlever cela», a-t-il souri.

Quant à savoir de quoi son avenir sera fait, lui qui est en fin de contrat et du haut de ses 36 printemps… «On verra ce que la direction du club compte faire de moi. Tant que je serai en forme et mentalement présent, je continuerai à monter sur les terrains.» Et à gagner des titres, certainement.

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