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autoGP d'Italie: Hamilton bat Vettel, enquête des commissaires... (PAPIER GENERAL)

Par Daniel ORTELLI

Monza (Italie), 6 sept 2015 (AFP) - Le Britannique Lewis Hamilton, parti en pole position, a remporté le Grand Prix d'Italie de Formule 1, dimanche à Monza, mais la direction de course a convoqué l'écurie Mercedes, après l'arrivée, pour non-respect de la pression des pneus.

Hamilton, double champion du monde et leader du championnat, a terminé loin devant, comme prévu: 25 secondes d'avance sur l'Allemand Sebastian Vettel (Ferrari) et 47 sur le Brésilien Felipe Massa (Williams). Si sa victoire est validée, ce sera la 40e de sa carrière en F1, dont sept en 2015.

Les commissaires de course, juste avant le départ, ont relevé les pressions des pneus des deux Mercedes et des deux Ferrari, puis comparé avec les pressions recommandées par Pirelli, le fournisseur italien des pneus de toutes les F1.

La pression du pneu arrière gauche de la voiture d'Hamilton "était inférieure de 0,3 bar à la pression minimum" recommandée par Pirelli, ce qui peut être considéré comme une infraction au règlement. Une pénalité éventuelle risquait de changer le résultat de cette course.

Après 53 tours, en plein soleil et devant des milliers de tifosi ravis, les places d'honneur, au pied du podium, ont été prises par l'autre Williams de Valtteri Bottas, 4e, et l'autre Ferrari de Kimi Räikkönen. Parti sur la première ligne, le Finlandais, champion du monde 2007, a complètement raté son départ et plongé au 18e rang.

Le vice-champion du monde, Nico Rosberg, a dû abandonner à trois tours de l'arrivée, moteur en feu, alors qu'il était troisième. Il a donc perdu 15 points précieux dans la course au titre... surtout si la victoire d'Hamilton est validée par la direction de course.

Sur le podium de cette 12e manche du Championnat du monde, le réalisateur de cinéma George Lucas (Star Wars) a posé des questions aux trois premiers, dont un Vettel très ému par sa performance, dans une Ferrari, qu'il a décrite ensuite, en conférence de presse, comme "la plus belle deuxième place" de sa vie de pilote.

Déchaîné, Vettel a ensuite pris la défense du GP d'Italie avec des mots très forts. L'épreuve, au calendrier de la F1 depuis 1950, est menacée à partir de 2017. Les organisateurs n'arrivent pas à trouver un accord financier pour prolonger leur contrat avec Bernie Ecclestone, le patron de Formula One Management (FOM).

"Si on nous enlève cette course, pour des raisons merdiques d'argent, ce sera comme si on nous arrachait le coeur", a dit Vettel. Il était déjà très énervé fin août en Belgique, quand après son abandon, sur crevaison, il avait qualifié de "lamentables" les pneus Pirelli de sa Ferrari.

C'était une belle journée de "commedia dell'arte", au soleil de Monza, et il y avait beaucoup de VIPs italiens dans le paddock, notamment Matteo Renzi, le chef du gouvernement italien, et Flavio Briatore, l'ancien patron de Benetton et Renault en F1. Quant au classement du championnat, si la victoire d'Hamilton est validée en fin d'après-midi, il confirmera la domination de l'Anglais sur cette saison 2015. Hamilton arrivera alors à Singapour, dans deux semaines, avec 53 points d'avance sur Rosberg. Soit plus que l'équivalent de deux victoires.

dlo/sk

(AFP)

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