Euro 2020 - Grâce à la Belgique et au Danemark, la Suisse verra les 8es
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Euro 2020Grâce à la Belgique et au Danemark, la Suisse verra les 8es

À la faveur du résultat de Finlande-Belgique (0-2) et Russie-Danemark (1-4) dans le groupe B, la Nati fait officiellement partie des meilleurs troisièmes et se retrouve donc qualifiée pour les huitièmes de finale.

par
Sport-Center
Les Suisses seront au rendez-vous des huitièmes de finale d’un grand tournoi pour la quatrième fois de suite.

Les Suisses seront au rendez-vous des huitièmes de finale d’un grand tournoi pour la quatrième fois de suite.

AFP

L’incertitude n’aura duré qu’un peu plus de 24 heures. Vainqueur de la Turquie dimanche (3-1), la Suisse devait attendre les résultats des autres groupes pour savoir si elle fait partie des meilleurs troisièmes et, donc, serait au rendez-vous des huitièmes de finale. Ce sera bel et bien le cas.

La Nati a bénéficié d’un coup de billard à trois bandes. Pour que son ticket soit validé dès ce lundi, il fallait que, dans le groupe C, l’Autriche et l’Ukraine ne fassent pas match nul et, dans le groupe B, que la Finlande perde contre la Belgique ou que la Russie ne batte pas le Danemark. Les trois scénarios se sont matérialisés.

En début de soirée, l’Autriche s’est imposée face à l’Ukraine (1-0). Un peu plus tard, la Finlande s’est inclinée contre les Belges (0-2) et, en parallèle, la Russie n’est pas parvenue à l'emporter face au Danemark (1-4).

Conclusion: l’équipe de Suisse figurera en huitièmes de finale d’un grand tournoi international (Euro et Coupe du monde) pour la quatrième fois consécutive. Seules la France et la Belgique ont fait aussi bien. De quoi peut-être créer, enfin, une atmosphère positive autour de Vladimir Petkovic et ses joueurs dans ce tournoi. Après les polémiques puériles ainsi que les critiques sur leur niveau de jeu, ils ne s’en plaindront pas.

La Belgique poursuit son sans-faute

La Belgique s'est sortie avec difficulté du piège de la Finlande (2-0), à Saint-Pétersbourg, pour s'assurer la première place du groupe B, avec neuf points sur neuf. Le petit Poucet scandinave termine troisième.

Résultats et classement du groupe B.

De la maladresse, un gardien en feu, un public hostile... Longtemps, les éléments sont allés dans le sens d'un exploit de la 54e nation FIFA face à la première. Mais les «Diables rouges» ont été patients pour décrocher leur troisième succès, avant de filer en huitièmes de finale.

Ils ont aussi eu de la réussite: la tête de Thomas Vermaelen a heurté le poteau avant de rebondir sur le portier Lukas Hradecky qui, surpris, a dévié la balle dans ses filets (74e). L'action peut paraître cruelle pour les «Hiboux grands-ducs», soutenus par de bruyants supporters, mais elle reflète la physionomie d'un match à sens unique, dominé par les coéquipiers de Romelu Lukaku. Le colosse de l'Inter a doublé la mise en fin de partie (81e), d'une frappe en pivot, pour son troisième but dans la compétition.

Le sélectionneur Roberto Martinez, qui estime que «gagner, c'est la meilleure préparation», a constaté que son équipe poursuivait sa montée en puissance, notamment ses tauliers. Titulaires pour la première fois de la compétition, Kevin De Bruyne, Axel Witsel et Eden Hazard, qui ont connu des dernières semaines perturbées par les blessures, se sont distingués.

Le premier, désigné homme du match, a réussi les deux passes décisives, rappelant à quel point sa vista était capable de sortir son équipe de n'importe quelle situation. Le dernier a joué l’intégralité du match, ce qui ne lui était jamais arrivé cette saison avec le Real Madrid... Le Brainois aurait même pu marquer (58e, 63e, 89e).

Cela est forcément prometteur pour les Diables qui, pour la première fois de leur histoire, réussissent un carton plein dans leur groupe à l'Euro. Ils affronteront un troisième le 27 juin à Séville.

Pour la Finlande, le «rêve» de voir les huitièmes n'est pas mort, pour leur première participation à la phase finale de la compétition. Les «Huuhjakat» sont troisièmes devant la Russie, éliminée, mais leur total de trois points ne leur laisse que peu d'espoirs d'être repêchés parmi les quatre meilleurs troisièmes.

Pourtant à la mi-temps, alors que le Danemark dominait la Russie (1-0), le petit pays de 5,5 millions d'habitants était virtuellement qualifié. Mais difficile de savoir si le 0-0 était dû à la performance des Finlandais, solidaires à défaut d'être offensifs (aucun tir), plutôt qu'à celle de Belges maladroits.

Si De Bruyne s'est distingué par plusieurs fulgurances balle au pied (23e, 37e), l'impression générale après 45 minutes n'était pas la meilleure côté belge.

Le jeune Rennais Jérémy Doku, pour son baptême du feu dans la compétition, a tenté de semer le désordre par ses dribbles, mais, sur sa plus belle action, son tir a trouvé le gardien Hradecky (42e). Romelu Lukaku, titulaire, a essayé de combiner avec De Bruyne et Hazard (16e, 21e, 52e) mais lui non plus n'a pas échappé à la maladresse ambiante.

En seconde période, Hradecky s'est montré impérial face à Hazard (58e, 63e). Quand les Belges ont cru s'en sortir, c'est l'assistance à l'arbitrage vidéo (VAR) qui s'en est mêlé, pour annuler le but de Lukaku (65e), hors jeu pour quelques centimètres. La décision de la VAR a été célébrée comme un but par les supporters finlandais.

Mais quelques minutes plus tard, la tête de Vermaelen scellait l'issue du match, malgré un dernier sursaut des Finnois, par Robin Lod (78e).

Miracle à la danoise

Incroyable équipe danoise! Battue lors de ses deux premiers matches, dévastée par le dramatique malaise cardiaque dont a été victime Christian Eriksen, son meilleur joueur, elle a pourtant réussi à se qualifier pour les huitièmes de finale en balayant la Russie 4-1 à Copenhague.

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Les 25’000 supporters danois présents au Parken Stadium n'ont pas exulté quatre fois, mais six fois! Sur chacun des buts de leur équipe, à l'admirable courage, mais aussi sur ceux de la Belgique, dont la victoire face à la Finlande à Saint-Pétersbourg (2-0), a dégagé la route des huitièmes de finale aux Danois. Ils y affronteront le pays de Galles samedi à Amsterdam et la folle aventure pourrait donc continuer encore un peu, jusqu'à un quart de finale qui aurait semblé totalement fantaisiste il y a dix jours, quand Eriksen s'est effondré sur la même pelouse du Parken contre la Finlande.

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Lundi, le Danemark a tout de même tardé à trouver la folie qui a emporté la Russie, balayée et finalement quatrième et éliminée.

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Dès le coup d'envoi, les Danois se sont pourtant installés haut. Mais à ce positionnement, ils n'ont ajouté aucun rythme et ont donc longtemps été inoffensifs, loin de leur tonitruante première période contre la Belgique.

Alors qualifiés, les Russes contrôlaient tranquillement la situation et se permettaient même quelques initiatives, à l'image du Monégasque Golovine qui ouvrait la défense adverse d'une superbe conduite de balle mais tirait sur Schmeichel (18e).

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Deux minutes plus tard, Dziouba frappait en pivot, puis Golovine tentait à nouveau sa chance (34e) et les locaux étaient alors en mauvaise posture.

L'affaire semblait d'autant plus compliquée pour les Danois que leur capitaine Kjaer tirait vraiment la jambe et semblait sur le point de demander à sortir.

Mais il y a un peu de talent dans la sélection danoise, pas seulement dans les pieds d'Eriksen, et le jeune Mikkel Damsgaard (20 ans) est entré en scène. L'ailier de la Sampdoria Gênes a reçu un ballon à 25m des buts russes, s'est ouvert une fenêtre de tir d'un contrôle orienté du droit et a expédié une frappe flottante en pleine lucarne de Safonov, immobile et battu (1-0, 38e).

Magnifique, ce but rebattait totalement les cartes dans le très indécis groupe B. À la 60e minute, Poulsen a ensuite profité d'une horrible passe en retrait de Zobnine, une vraie passe décisive à l'adversaire, pour doubler la mise et la partie est devenue folle.

Un premier but belge a donné aux Danois et à leurs fans l'illusion d'une qualification. Mais l'illusion seulement, car il a été annulé pour hors-jeu. Dans la foulée, la Russie a réduit la marque sur un penalty de Dziouba (2-1, 70e) et le Parken a de nouveau retenu son souffle.

Il a ensuite explosé, totalement libéré par deux nouveaux buts superbes de son équipe, un missile de Christensen (3-1, 79e) et un joli tir de Maehle (82e). À Saint-Pétersbourg, la Belgique a fait sa part de travail en battant la Finlande 2-0 et l'impossible était fait.

L'Euro du Danemark a totalement changé de visage à la 40e minute du premier match, quand Eriksen est tombé. Mais neuf jours plus tard, il n'est toujours pas fini et les incroyables Danois sont toujours en course.

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