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MytheGrace Kelly n'avait de sage que son brushing

Élégante mais pétrie d'anxiété, l'icône du Rocher garde entier son mystère.

par
Anne-Catherine Renaud

Hitchcock la définissait comme «le feu sous la glace». N'était-ce pas déjà lui prêter une ambiguïté qui lui collera à la peau toute sa vie? Plus de trente ans après sa sortie de scène tragique, Grace Kelly suscite encore la polémique. Charismatique ou ordinaire, amoureuse ou séductrice, actrice ou pantin? La roturière devenue princesse n'avait rien de très serein. Elle dissimulait une foule de tourments et un besoin impérieux d'être reconnue.

Témoins terrorisés

Une biographie non autorisée – «Grace Kelly: la glace et le feu» – fait la peau à son mystère. Mais il ne s'agit pas de défigurer le mythe à grands coups de canif, c'est par petites touches qu'Elizabeth Gouslan dresse un portrait nuancé de l'actrice, mais ô combien troublant. Dans Elle, la journaliste raconte qu'elle s'est retrouvée confrontée à un black-out quand elle enquêtait: «Mes interlocuteurs ont accepté de parler à condition que je ne les cite pas. Ils étaient terrorisés. De quoi et par qui?»

Adolescente, Grace souffre que son père, un phobique du sentiment, ne s'intéresse pas à elle. Il dira même qu'il regrette que cela soit «cette fille-là qui gagne l'Oscar de la meilleure actrice». Est-ce l'une des raisons qui l'a poussée à stopper sa carrière en pleine gloire pour un rôle de princesse aux yeux tristes?

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