Formule 1 - Grand Prix d’Azerbaïdjan: c’était la folie
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Formule 1Grand Prix d’Azerbaïdjan: c’était la folie

Record historique battu: à Baku, la séance de qualifications a dû être interrompue quatre fois en raison de sorties de route. Un chaos qui a profité à Charles Leclerc. Il se retrouve en pole-position sur sa Ferrari pour la deuxième fois d’affilée un peu par chance!

par
Luc Domenjoz

Lance Stroll, puis Antonio Giovinazzi au virage 15 (rendu délicat en raison du vent arrière), Yuki Tsunoda (entraînant Carlos Sainz), puis Daniel Ricciardo au virage 3… ces quatre sorties de route ont chacune conduit à une interruption de la séance qualificative pour dégager les monoplaces. Par temps sec, ça n’était jamais arrivé en plus de 1000 Grands Prix.

A ce jeu, ceux qui ont signé un chrono en tout début de séance Q3 ont tiré le bon numéro – Charles Leclerc et Lewis Hamilton-, mais la plupart, ceux qui attendaient les dernières minutes, quand la piste est la plus rapide, se sont retrouvés plutôt frustrés.

C’était le cas de Max Verstappen (3e) ou de son équipier Sergio Perez (6e sur la grille), qui pensaient tous deux pouvoir signer la pole-position. C’est aussi le cas de Carlos Sainz, furieux de perdre une chance de partir en pole pour la deuxième fois d’affilée, et pour la même raison (des drapeaux rouges). L’Espagnol suivait Yuki Tsunoda de près lorsque le Japonais est parti taper le rail: «Je me suis demandé si je devais freiner fort et prendre l’échappatoire ou tourner en l’évitant, racontait Carlos Sainz. J’étais dans mon tour rapide… j’ai hésité une fraction de seconde de trop et… j’ai tapé dans l’échappatoire!»

«Ils roulent au-delà de leurs capacités »

Fernando Alonso partira de la quatrième ligne de la grille, un bon résultat. Mais l’Espagnol n’est pas satisfait de voir des pilotes ayant bloqué la piste et provoqué un drapeau rouge partir devant lui (Yuki Tsunoda, 7e, ou Carlos Sainz, 5e). « Ça n’est pas normal, tonne Fernando Alonso. Leurs équipes réparent leurs voitures le soir, alors que les nôtres sont bloquées en parc fermé, et ensuite ils partent devant. Certains roulent ici au-delà de leur capacité ou de celle de leur voiture. En ville, il faut rouler à 98% de ses possibilités pour ne rien casser! »

Le double champion du monde suggère de procéder comme aux Etats-Unis, en Indycar: lorsqu’un pilote provoque une interruption au drapeau rouge, ses deux meilleurs chronos sont effacés.

Hamilton, le jour et la nuit

Quand les choses tournent mal pour Lewis Hamilton, ça ne dure jamais très longtemps. Vendredi, le Britannique ne signait que le 11e chrono de la première journée d’essais. Bottas n’était que 16e. Par temps sec, jamais les deux Mercedes ne s’étaient classées en-dehors du top 10 depuis 6 ans!

Samedi, après être resté au circuit jusqu’à 11 heures du soir pour comprendre ce qui lui arrivait, les ingénieurs Mercedes n’avaient pas vraiment trouvé de solution. Les derniers essais libres n’étaient pas bons.

C’est alors qu’ils ont essayé une autre voie pour leurs réglages, dans les toutes dernières minutes… et ça a fonctionné! «C’était le jour et la nuit, se réjouissait Lewis Hamilton. Jusque-là, nous n’arrivions pas à faire fonctionner ces pneus, il n’y avait aucune adhérence. Et d’un coup, c’est venu.»

Lors des qualifications, le Britannique a aussi profité du dernier drapeau rouge (dû à la sortie de Daniel Ricciardo)… Sans quoi, il serait sans doute parti plus loin que la première ligne.

Par contre, pour Valtteri Bottas, rien ne va. Dixième sur la grille de départ, le Finlandais accuse sa voiture. « Je suis à la limite partout, mais elle n’avance pas. Si je pousse un rien de plus, c’est le rail. Je ne comprends pas. »

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